La Vuelta : Vincenzo Nibali s’impose à Andorra , Christopher Froome déjà en rouge 

À Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) la victoire d’étape, à Chris Froome (Team Sky) le maillot rouge. La troisième étape de La Vuelta 2017, entre Prades et Andorre-la-Vieille, a offert de nouveaux bouleversements au classement général à la faveur d’un premier test en montagne pour les leaders. Nibali a su répondre à l’attaque de Froome pour décrocher sa première victoire d’étape sur La Vuelta depuis 2010. Froome retrouve le maillot rouge de leader, qu’il avait porté seulement une journée en 2011. Alberto Contador (Trek-Segafredo) a cédé deux minutes et demi.
194 coureurs se sont élancés pour la première étape de montagne de La Vuelta 2017, Benjamin King (Dimension Data) n’ayant pas pris le départ (malade). Quatre ont attaqué dès le départ : Davide Villella (Cannondale-Drapac), Thomas De Gendt (Lotto Soudal), Anthony Turgis (Cofidis) et Fabricio Ferrari (Caja Rural-Seguros RGA). Ils ont été rejoints par un duo d’AG2R-La Mondiale, Axel Domont et Alexandre Geniez, ainsi que Fernando Orjuela (Manzana Postobon) avant la première difficulté de la journée, le Col de la Perche, où Przemyslaw Nimiec (UAE Team Emirates) a intégré l’échappée du jour.De Gendt a profité de ce premier sommet de 1re catégorie sur La Vuelta 2017 pour affirmer ses ambitions au classement de la montagne. Dans le peloton, les équipiers du maillot rouge Yves Lampaert (Quick-Step Floors) assuraient le tempo. L’écart a tout juste dépassé les 5 minutes à 80km de l’arrivée. Les coureurs avaient alors abandonné les routes françaises et couraient en Espagne, lancés vers Andorre pour affronter les difficultés décisives du jour.Le Col de la Rabassa a suscité de nouvelles initiatives. Domont est brièvement sorti pour préparer le terrain à Geniez mais les efforts du Français ne lui ont pas permis de résister à la violente accélération du peloton, qui l’a rejoint avec Villella à 27km du but. Rui Costa (UAE Team Emirates) avait tenté de faire la différence avec l’appui de Darwin Atapuma, en vain face au train du Team Sky. Le rythme a aussi fait capituler Lampaert.Une nouvelle accélération des hommes de Chris Froome a rapidement eu raison d’Alberto Contador (Trek-Segafredo) dans l’alto de la Comella. Le quadruple vainqueur du Tour de France s’est ensuite chargé de faire la différence lui même, avec une violente attaque à 1 kilomètre du sommet que seul Esteban Chaves (Orica-Scott) a pu suivre. Les sept derniers kilomètres, en descente, ont ensuite permis à Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) de revenir, tout comme Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) et une poignée d’outsiders en embuscade.


  • Clasificación de la tercera etapa 

1. Vincenzo Nibali – 4h01’22”

2. David de la Cruz – mt

3. Chris Froome – mt

4. Romain Bardet – mt

5. Esteban Chaves – mt


  • clasificación general 

1. Chris Froome (Team Sky) 8:53:44 

2. David De La Cruz (Quick Step) a 0:02 

3. Nicolas Roche (BMC) a 0:02 

4. Tejay Van Garderen (BMC) a 0:02 

5. Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) a 0:10

  • Portadores De maillots 

Maillot Roja : Christopher Froome(Sky)Maillot Puntos : Vincenzo Nibali (Bahreïn Merida)Maillot Combinada : Christopher Froome (Sky)Maillot De Lunares : Davide Villela (Cannondale Drapac)equipo : Quick Step FloorsCombativo : Alexandre Geniez (AG2R) 

Le Camp Nou rend hommage aux victimes de Barcelone 

Le Camp Nou a observé une minute de silence en hommage aux victimes des attaques terroristes qui ont frappé Barcelone et Cambrils, avant le match entre le Barça et le Betis Séville.Trois jours après les attaques terroristes qui ont ensanglanté la Catalogne, le Camp Nou a rendu un bel hommage aux victimes avant le match de Liga entre le Barça et le Betis Séville. Le public a observé une minute de recueillement avant de scander le désormais célèbre slogan anti-terroriste, «No tinc por» (Je n’ai pas peur, en catalan).Revendiquées par Daech, les deux attaques survenues sur les Ramblas de Barcelone puis dans la station balnéaire de Cambrils, jeudi, ont fait 14 morts et une centaine de blessés.Sans réaliser un match exceptionnel, le Barça s’est rassuré face au Betis Séville (2-0) pour son premier match de la saison en Liga, après avoir été surclassé par le Real Madrid en Supercoupe d’Espagne (1-5 sur les deux matches).le Barça est rapidement parvenu à se concentrer sur son jeu et a livré bonne une entame de match. Lionel Messi n’a pas été loin d’ouvrir le score sur coup franc (14e), avant de trouver le poteau dans le même exercice (35e).L’Argentin, à son aise dans une position axiale, derrière Paco Alcacer, n’a pas été en réussite puisqu’il a touché les montants deux autres fois en seconde période (61e, 81e). Entre temps, le Barça avait fait la différence face à un faible Betis grâce à deux centres du très bon Gerard Deulofeu, le premier dévié par Tosca contre son camp (36e), le second repris à bout portant par Sergi Roberto (38e).

La Vuelta : 3e étape Prades Conflent Canigo – Andorre La Vella 

Le peloton ne connaîtra qu’un bref moment de répit avant d’arriver en Andorre, où une première sélection aura lieu. L’ascension à La Comella, courte mais explosive, se chargera du reste. Il sera compliqué pour une échappée de voir le jour mais nous n’excluons pas quelques attaques aux abords de la flamme rouge. Si l’un des favoris ne répond pas présent dès ce jour-là, la Vuelta pourrait se compliquer pour lui.

Cette fois, ils vont attaquer la première difficulté dès le douzième kilomètre avec la longue montée du Col de la Perche (19,5 km à 4,8%, maximum de 8%). De quoi permettre la formation d’une solide échappée.Les fuyards, s’ils sont aussi solides grimpeurs que rouleurs, auront leur chance avec dans le dernier tiers du parcours la côte de la Rabassa (1re catégorie, 13,3 km à 6,8%) et l’Alto de la Comella (2e catégorie, 4,3 km à 8,6%). Mais il leur faudra compter sur une relative mansuétude du peloton car il restera sept kilomètres de descente pour rejoindre la ligne, ce qui fait craindre des attaques à Chris Froome – par Romain Bardet ? – et peut favoriser un regroupement.

Cette troisième étape traverse le cœur des Pyrénées, en entrant par la vallée de la Têt et en suivant le cours du Segre jusqu’à la Seo de Urgel d’où, à travers la vallée du Valira, elle parvient à Andorra la Vella. Cet itinéraire parcourt un paysage de roches de l’Ordovicien (500-435 M.a., en vert foncé et mauve sur le bloc). Les fonds de vallée qu’emprunte l’étape sont formés de matériaux plus récents (en jaune et en gris) issus de l’érosion des flancs.

  • VILLE DÉPART :  Prades Conflent Canigo 

Ville étape inédite

5835 habitants

Département : Pyrénées-Orientales

Au départ de Prades, les coureurs n’auront qu’à regarder à l’horizon pour deviner le menu qui s’offrira à eux ce jour-là. Situé au cœur du Conflent, à la limite haute de la plaine du Roussillon, Prades s’appuie au sud sur les contreforts de la montagne sacrée des Catalans, le Canigou. Au pied des Pyrénées, Prades bénéficie d’un panorama exceptionnel sur la chaîne de montagnes reliant la France et l’Espagne et permettra aux audacieux de rêver du maillot rouge pour ce qui sera le premier grand rendez-vous pour les leaders sur cette Vuelta a España 2017.

  • Andorre la vella

5 fois ville d’arrivée

22 886 habitants

Capital de l’Andorre

Entourée par les Pyrénées, la Principauté d’Andorre est une des plus petites nations souveraines d’Europe. Mais c’est aussi un lieu de passage régulier de la Vuelta a España depuis 1965 et la victoire d’Esteban Martin Jiménez, vainqueur final cette année-là. La Vuelta est revenue dans la capitale andorrane à plusieurs reprises depuis, la dernière fois en 2015 pour un départ d’étape vers le Cortals d’Encamp où le basque Mikel Landa s’était imposé. Cependant il faut remonter à 1991 pour retrouver la dernière arrivée à Andorre La Vella!

Les Pyrénées se sont formées quand la plaque ibérique s’est rapprochée de la plaque euro-asiatique sous la poussée de la plaque africaine. Entre l’Europe et l’Ibérie, les sédiments ont été comprimés et élevés jusqu’à former la chaîne que nous connaissons aujourd’hui. Certes, les Pyrénées ont constitué une barrière géographique, mais elles sont surtout une suture d’union entre deux grandes régions géologiques et elles sont toujours actives.

Le relief de l’étape peut être divisé en trois tronçons, en fonction du dénivelé et de l’altitude que franchit chacun d’eux :

Le premier tronçon est la remontée de la vallée de la Têt, formée à la faveur d’un système de fractures (failles), parmi lesquelles se détache la faille du sud de la Têt-Cerdagne, qui a connu des mouvements au cours des 10 000 dernières années, comme l’attestent les facettes triangulaires visibles sur la rive droite de la rivière.

Au point le plus haut de l’itinéraire, à Mont-Louis, nous pouvons voir d’en haut et vers le sud les impressionnants reliefs des Pyrénées, dont les pics (jusqu’à 2881 m d’altitude, comme le Puig de Bastiments) ont été modelés par les processus glaciaires de tout le Quaternaire. Bien que les glaciers aient reculé il y a quelque 12000 ou 10000 ans et que le paysage actuel ne soit pas aussi glacial qu’il l’a été durant tout le Quaternaire, il présente d’importantes traces de l’action glaciaire, comme les vallées en forme de U ou les lacs laissés par l’excavation de la glace glaciaire.

Le deuxième tronçon est dominé par la descente de la vallée du Sègre. La pente de cette descente est moindre que celle de la montée car, en général, les Pyrénées sont une chaîne “asymétrique” qui chute brusquement vers la France, alors qu’elle se déploie dans une série d’alignements de moins en moins élevés vers l’Espagne, formant une sorte d’escalier. De plus, il existe dans la région diverses zones remplies de sédiments, accumulés il y a environ 20 millions d’années (Miocène) et qui offrent des sols beaucoup plus favorables à l’agriculture et à l’élevage, comme c’est le cas à Puigcerdá.

Finalement, dans le troisième tronçon, à partir de la Seo de Urgel, le parcours vire vers l’Andorre, où il faudra monter et descendre les reliefs de Sant Julià de Lòria jusqu’à atteindre Andorra la Vella.

Dans la capitale de la principauté, nous prendrons la pleine mesure de l’importance, aujourd’hui et depuis le siècle dernier, de l’eau naturelle pour le développement économique et touristique de l’Andorre, grâce à des éléments comme le Musée de l’Électricité, installé dans une centrale hydroélectrique publique active, ou les thermes luxueux de la ville.

Ligue 1 : Le PSG s’offre un festival face à Toulouse (6-2) 

Deux buts (dont un magnifique), deux passes décisives, un florilège de dribbles, Neymar a assuré le spectacle au Parc des Princes ce dimanche contre Toulouse (6-2). Rabiot, Cavani, Pastore et Kurzawa ont également marqué.Lancé sur la droite de la surface, Di Maria est contré mais profite d’un contre favorable. L’Argentin repique et tente la frappe dans un angle fermé. Lafont capte facilement.(1´)

Lancé côté droit, Amian Adou place un grand pont sur Kurzawa avant de centrer fort au second poteau. Complètement oublié, Max-Alain Gradel fusille Aréola de volée et signe son retour en Ligue 1 de la plus belle des manières !(0-1.18e).Di Maria percute sur la droite après un bon jeu collectif et centre sans contrôle dans la course de Neymar. De la tête, le Brésilien touche la barre.(26e).Servi sur la gauche, Neymar fixe toute la défense avant de talonner dans la course de Rabiot, qui frappe fort à ras de terre. Lafont repousse dans les pieds du Brésilien qui a bien suivi et vient conclure facilement de près. Paris égalise et Neymar enflamme le Parc des Princes !(1-1 31e)Thiago Silva tente la frappe tendue de près de 35 mètres, obligeant Lafont à une claquette du bout des doigts. Corner.(34e).Adrien Rabiot percute plein axe et s’appuie sur Neymar pour un petit une-deux qui lui permet de s’ouvrir un angle de frappe. D’un peu plus de 20 mètres, le n°25 frappe fort à ras de terre et trouve le petit filet droit de Lafont, battu ! (2-1 35e)

Kurzawa frappe fort des 20 mètres, en pleine course, mais bute sur Lafont. C’est déjà le septième arrêt pour le portier toulousain, sollicité constamment.(44e)

Andy Delort percute sur la gauche et est servi dans le dos d’Alves, avant de placer un petit ballon dans l’axe pour Toivonen. Kimpembe dégage en catastrophe.(55e).Marco Verratti est expulsé pour un deuxième carton ! L’Italien, lancé dans la surface, est venu percuter Jullien qui l’avait devancé. Le geste est tout en retenue. C’est extrêmement sévère.(69e) 

Parfaitement lancé dans la surface, Cavani tente la frappe en force. C’est directement sur Lafont, qui réalise un arrêt facile mais décisif.(73e)Penalty pour le PSG ! Sur la droite de la surface, Neymar place un grand pont sur Delort, qui tacle désespérément et touche le ballon, qui profite à Michelin. Le Brésilien s’effondre dans le mouvement mais il n’y a pas de faute. Grosse erreur d’arbitrage en faveur du PSG.Cavani se charge du penalty et frappe très fort sur la gauche, au ras du poteau. Lafont part du bon côté mais ne touche pas le cuir.( 3-1 75e).Delort tente une frappe très compliquée, dans un angle fermé et de près de 25 mètres. C’est légèrement dévié par Silva et le Téfécé obtient un corner.(77e)Corentin Jean frappe un corner depuis la droite, plein axe. Jullien arrive lancé et place une tête déviée par l’arrière du crane de Thiago Silva, qui trompe Aréola. Toulouse reprend espoir, toujours en supériorité numérique ! (3-2 78e).Sur la gauche, Neymar trouve Di Maria en retrait, qui joue encore derrière lui sur Pastore. Seul à 25 mètres, l’Argentin s’applique et enroule une merveille de frappe du plat du pied dans la lucarne opposée. (4-2 82e).Neymar s’en va tirer un corner sur la gauche et profite d’un moment de déconcentration toulousain pour placer un centre ultra tendu au coeur de la surface. Kurzawa, recherché, s’applique pour réussir un sublime ciseau acrobatique qui fuse sous la barre. Quel but !(5-2 85e).Servi dos au but à l’entrée de la surface, Neymar se retrouve complètement pris en étau entre trois défenseurs. Avec pas mal de réussite, deux contres favorables mais surtout beaucoup de technique et une envie débordante, le Brésilien parvient à trouver un trou de souris pour glisser le ballon au ras du poteau droit. Brazil ! (6-2 92e)

Paris occupe la tête de la Ligue 1, avec neuf points, grâce à une différence de buts supérieure à celle de Monaco et Saint-Etienne.