Tentative d’attentat sur les Champs Elysées : Le procureur de la République François Molins s’est exprimé 

Le procureur de la République François Molins a indiqué ce jeudi en conférence de presse que l’assaillant de l’attentat raté sur les Champs-Elysées avait voulu rejoindre al Syrie.L’auteur de la tentative d’attentat raté de lundi sur les Champs-Elysées avait voulu rejoindre al Syrie, a indiqué François Molins lors d’une conférence de presse.Lundi après-midi, un fourgon de gendarmerie circulant sur les Champs-Élysées avait été percuté par le véhicule de l’assaillant. L’homme fiché S et autorisé à porte une arme, était décédé peu après sa tentative d’attentat, qui n’a pas fait de blessé.
Peu avant 16h, aujourd’hui, François Molins, le procureur de la République de Paris, a tenu une conférence de presse pour revenir sur l’attaque survenue lundi dernier sur les Champs-Elysées.

« Les Champs-Elysées ont pour la deuxième fois été le théâtre d’une action terroriste » 

« Neuf fourgons (de gendarmerie) descendaient les Champs-Elysées avant que le premier fourgon de ce convoi ne soit percurté par un véhicule qui allait dans le meême sens » 

Après le choc, « une détonation se produisait à l’intérieur du véhicule (…) Une fumée orange s’échappait » 

Il n’y a aucun tir de riposte de la part des gendarmes, explique le procureur. »Il n’y a eu aucun blessé mais cet acte n’en demeure pas moins mortifère »

Un « arsenal » a été retrouvé, indique le procureur ainsi qu’un testament, envoyé également à ses proches dans lequel il « dit avoir prêté allégeance » au groupe Etat islamique. 

L’assaillant dit aussi dans cette lettre-testament avoir « pratiqué le tir sportif pour sa préparation au djihad ». 

Le procureur détaille l’arsenal retrouvé dans la voiture de l’assaillant : « deux bouteilles de gaz pleines avec leur opercule de sécurité. Plusieurs cartons contentant des (+ de 9000) cartouches, un pistolet, une carabine, plusieurs couteaux et une lampe taser (…) ainsi qu’une arme de poing sur lui. »

« Un briquet dans le vide poche central ainsi qu’un briquet dans sa poche » a également été retrouvés. 

Au cours de la perquisition à son pavillon a été retrouvé dans la cave un vériatable arsenal : poudre de munition, fusil à pompe, couscoussière entourée de scotch, machettes, deux talkies, un sac contenant du coton des produits, fusil à lunettes… Tout l’arsenal pour « une préparation indiscutable d’une action violente », dit François Molins. 

Le procueur indique qu’Adam D. était seul à bord de son véhicule lorsqu’il est passé à « 14h50 pont de Grenelle vers la tour eiffel », il est ensuite passé devant le « quai branly » avant d’arriver au « pont des invalides » et à « 15h39, avenue des Champs-Elysées » où il a percuté le fourgon de gendarmes. 

Le procureur déroule le parcours d’Adam D. qui est né à Argenteuil et s’est marié en 2009. Il a eu deux enfants. « Il est inconnu au TAG (traitement d’antécédents judiciaires) et n’avait aucune mention au casier judiciaire », déroule le procureur. 

Le procureur indique qu’Adam D. a fait l’objet d’une fiche de recherche en septembre 2014 par la Tunisie pour des soupçons de terrorisme. 

L’assaillant a également fait plusieurs séjours en Turquie, explique le procureur. Voyages qu’il a justifiés par ses activités professionnelles dans le commerce du minerais, poursuit François Molins. 

A ce stade de l’enquête, François Molins explique qu’il y a encore beaucoup de questions qui se posent sur cet homme fiché S. Mais selon « selon toute vraisemblance », il voulait « faire de son véhicule un engin explosif », a résumé le procureur. 

L’enquête sur la tentative d’attentat sur les Champs-Élysées progresse

Après la tentative d’attentat dont un fourgon de gendarmerie circulant sur les Champs-Élysées a été la cible, l’enquête a abouti au placement en garde-à-vue de quatre proches de l’auteur de l’attaque. Des papiers d’identités ayant été retrouvés dans le véhicule, l’assaillant a rapidement été identifié. Il s’agit d’Adam D., un homme de 31 ans, fiché S et résidant à Plessis-Pâté dans l’Essonne.Adam D. détenait un permis l’autorisant à détenir une arme lui permettant de s’entraîner au tir, ce qu’il faisait depuis six ans, grâce à une licence délivrée par la Fédération française de tir. Son autorisation à porter une arme avait été renouvelée en février dernier.

Adam D., fiché S depuis septembre 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale, faisait également l’objet depuis septembre 2014 d’un mandat d’arrêt de la justice tunisienne pour des faits de terrorisme. A l’époque, il avait été interpellé en compagnie d’hommes équipés de talkies-walkies et de couteaux selon LCI.toujours selon LCI , Adam D. s’était rendu en avion seul à Istanbul à trois reprises entre janvier et août 2016, expliquant à chaque fois aller en Turquie dans le cadre de son activité professionnelle (il a depuis 2015 une société d’extraction de minerais). Il n’avait en revanche pas de casier judiciaire en France et était inconnu des fichiers de police.

Des perquisitions au domicile d’Adam D. ont eu lieu lundi en fin d’après-midi, à peine quelques heures après les faits. Lors de ces opérations, trois personnes ont été placées en garde à vue : le frère, la belle-sœur et l’ex-épouse de l’assaillant.

En soirée, le père d’Adam D. a été interpellé alors qu’il se rendait à son domicile. Au total, ce sont donc quatre membres de l’entourage d’Adam D. qui sont placés en garce à vue à lundi matin. L’enquête a été confiée à la section antiterroriste de la police judiciaire parisienne et à la DGSI.
Depuis lundi, les enquêteurs ont mené plusieurs perquisitions à son domicile et dans son véhicule durant lesquelles ont été retrouvées de nombreuses armes.

Chez lui, les enquêteurs ont découvert des armes à feu, des barils de poudre (sans doute pour confectionner lui-même ses munitions), des talkies-walkies et des détecteurs de mouvement.
Dans sa voiture, les enquêteurs ont retrouvés deux bonbonnes de gaz de 13 kilos chacune, un pistolet automatique, une carabine, un ordinateurs, deux disques de prêches islamistes et plus de 9000 munitions rangées dans des cartons.

Son autopsie a également permis de révéler les conditions dans lesquelles il est décédé. Selon LCI, il est possible qu’il soit mort asphyxié par un gaz et qu’il ait alors perdu le contrôle de sa voiture, avant de percuter les gendarmes.

Explosion dans la gare centrale de Bruxelles 

Un individu portant un sac à dos et une ceinture d’explosifs a été neutralisé et sérieusement blessé à la gare centrale de Bruxelles. Il a ensuite été abattu, annonce le parquet . Il aurait déclenché son dispositif au moment où l’attention des militaires « s’est portée sur lui » rapporte La Libre . La police de Bruxelles annonce que la situation « est sous contrôle » dans un tweet.Les lignes de métro 1 et 5 circulent mais ne s’arrêtent pas à gare centrale sur ordre de police, annonce la STIB.Le commissariat du centre-ville est encore bouclé mais l’activité est revenue à la grand-place, selon un journaliste sur place.Auparavant, la police de Bruxelles avait indiqué, peu avant 21h30, qu’un incident impliquant un particulier avait eu lieu à la gare centrale de Bruxelles. « La situation est sous contrôle », ont ajouté les forces de l’ordre avant d’enjoindre de suivre les instructions, renvoyant à la Société nationale des Chemins de fer Belge (SNCB). La circulation ferroviaire a été interrompue sur ordre de la police, a signalé la SNCB. La gare a d’ailleurs été évacuée, autour de laquelle un périmètre de sécurité a été établi, tout comme la Grand-Place de Bruxelles. Un mouvement de panique a éclaté dans la gare après l’explosion. Après l’opération, la police a aussi souligné que les services de secours étaient sur place.Les lignes de bus sont détournées. Un périmètre de sécurité a été mis en place. La police et les militaires sont massivement présents sur les lieux et gardent le public à distance.Selon la RTBF , un homme a été abattu. Des témoins déclarent qu’il portait une ceinture d’explosifs. Il aurait proféré des propos en lien avec le djihad. Le dossier a été confié au parquet fédéral.


Les pompiers confirment qu’ils ont été appelés suite à une explosion de faible puissance.
La Grand-Place de Bruxelles a également été évacuée. La galerie Ravenstein toute proche est aussi fermée.
Dans la Galerie Saint-Hubert, les spectateurs ont été confinés à l’intérieur des salles de spectacle.
« Le Premier ministre Charles Michel et le ministre de l’Intérieur Jan Jambon suivent la situation de très près depuis le centre de crise », a indiqué Frédéric Cauderlier, porte-parole du Premier ministre. Le niveau n’a pas été relevé à 4 pour l’instant, mais la vigilance est renforcée par mesure de précaution.
Le futur bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close s’est rendu sur place.
Selon Arnaud Reyman, porte-parole d’Infrabel le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, « un mouvement de panique a éclaté dans la gare et sur les voies à la suite d’un incident ».

Cet incident survient dans un contexte d’attaques djihadistes sur le Vieux continent, en particulier au Royaume-Uni et en France. La capitale belge a aussi été le point de départ des commandos islamistes qui ont frappé à Paris en novembre 2015.

Le 22 mars 2016, soit quatre mois après les attentats du 13 novembre à Paris, trois attentats-suicides à la bombe s’étaient succédé à Bruxelles. Les deux premiers s’étaient produits à l’aéroport de la capitale belge, à Zaventem, et le troisième dans une rame de métro proche de la station de Maelbeek, au coeur du quartier européen. Ces attentats ont fait 34 morts et 340 blessés. Les trois kamikazes identifiés -Ibrahim Bakraoui, Khalid Bakraoui et Najim Lachraoui- avaient tous des liens avec Salah Abdeslam.

L’homme abattu mardi soir par des militaires dans une gare de Bruxelles après avoir déclenché une explosion est « de nationalité marocaine » et est âgé de 36 ans, a indiqué mercredi le parquet fédéral belge lors d’une conférence de presse.

L’assaillant n’était pas « connu pour des faits de terrorisme ». « La personne a été identifiée comme O.Z. », a précisé le porte-parole du parquet, qui n’a donné que les initiales du nom. « Il est né le 20 janvier 1981 et est de nationalité marocaine », a-t-il ajouté, soulignant qu’il n’était « pas connu pour des faits de terrorisme ».
Par ailleurs, le parquet chargé de l’enquête a annoncé que le bagage qui a explosé contenait des clous et des bonbonnes de gaz. L’attaque n’a pas fait de victime parmi les voyageurs, l’explosion n’ayant pas été très puissante.

Tentative d’attentat sur les Champs Elysées : un fourgon de gendarmerie pris pour cible 

Le secteur des Champs-Elysées a été bouclé, lundi après-midi, après qu’un véhicule a délibérément percuté un fourgon de gendarmes. Le conducteur est mort, a déclaré Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, qui a évoqué une « tentative d’attentat ».Vers 15h45, une Renault Mégane grise a foncé sur un fourgon de gendarmes mobiles sur les Champs-Elysées, à hauteur du commissariat du 8e arrondissement de Paris, dans le secteur du Grand Palais. Le fourgon redescendait alors l’avenue des Champs-Elysées avec son escadron. « Il semble que ce soit une démarche volontaire de la part de l’individu », a précisé Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur, présent sur place.

Les gendarmes ont pu extraire l’assaillant, très grièvement brûlé, en brisant les vitres du véhicule « à l’aide de barres de fer et de matraque », a indiqué Eric Favereau, journaliste à Libération et témoin de la scène. L’homme a succombé à ses blessures. Lors d’un point presse peu avant 17h30, Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a confirmé que l’assaillant était « décédé ».

« Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées avec cette tentative d’attentat sur les Champs-Elysées », a-t-il annoncé. « Un certain nombre d’armes, d’explosifs permettant de faire sauter cette voiture » ont été découverts, a déclaré Gérard Collomb. Selon les informations d’Europe 1, les enquêteurs ont découvert deux armes de poing, un fusil d’assaut Kalachnikov et deux bonbonnes de gaz.Il n’y a pas de blessé « parmi les forces de l’ordre et le public », a précisé la préfecture de police sur Twitter. 

Selon BFMTV , l’assaillant était toutefois connu des services de renseignement, et faisait l’objet d’une fiche S pour sa radicalisation.Pour l’heure, les motivations de l’assaillant ne sont pas connues.L’opération policière a duré environ 1h30. Les démineurs sont intervenus pour s’assurer du contenu du véhicule. Un important dispositif de sécurité a été déployé par la préfecture de police, qui recommande d’éviter le secteur. Les stations de métro Concorde Champs-Elysées Clemenceau (lignes 1, 8, 12 et 13) sont toujours fermées par mesure de sécurité et les correspondances ne sont pas assurées. La circulation automobile a progressivement repris vers 18h.

Selon le Parisien, une opération de police est en cours dans l’Essonne.Un périmètre de sécurité a été mis en place autour d’un pavillon où aurait séjourné Adam D., 31 ans, l’automobiliste qui a percuté un véhicule de gendarmerie au volant d’une Mégane à l’intérieur de laquelle on a retrouvé deux bonbonnes de gaz et au moins un fusil d’assaut, sur les Champs-Elysées, à Paris.Ce pavillon de banlieue, au Plessis-Pâté (Essonne), avec un étage et un garage en sous-sol serait fréquenté par des membres de la famille de l’auteur de la tentative d’attentat, fiché S. et mort malgré l’intervention des gendarmes qui l’ont extrait de sa Megane en feu.

Un « stock d’armes » a été saisi au domicile de l’assaillant de 31 ans mort lundi dans un attentat manqué sur les Champs-Elysées, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Selon les informations d’Europe 1, le nombre d’armes était en cours d’inventaire.

Adam D., fiché S depuis 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale, avait l’autorisation de détenir sept armes, parmi lesquelles des pistolets Sig-Sauer 9mm et Glock 9mm ainsi qu’un fusil d’assaut israélien, de même type que ceux retrouvés dans la voiture.
 Adam D. disposait d’une autorisation de détention d’arme car il pratiquait le tir sportif. La première autorisation avait été délivrée « avant le signalement », a affirmé le Premier ministre. Fin novembre 2016, dans le cadre d’une demande de renouvellement, la préfecture de l’Essonne avait sollicité la gendarmerie pour mener une enquête administrative, selon une source proche du dossier.
Comme il était fiché S, les gendarmes en charge des investigations, s’étaient adressés à la DGSI qui a considéré qu’il n’était pas opportun de lui retirer ce permis. Dans le procès verbal envoyé à la préfecture, les gendarmes ont indiqué qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments concrets pour confirmer ou infirmer le renouvellement de la détention d’armes, selon cette source. La préfecture a renouvelé en 2017 l’autorisation de détention.