Tentative d’attentat sur les Champs Elysées : un fourgon de gendarmerie pris pour cible 

Le secteur des Champs-Elysées a été bouclé, lundi après-midi, après qu’un véhicule a délibérément percuté un fourgon de gendarmes. Le conducteur est mort, a déclaré Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, qui a évoqué une « tentative d’attentat ».Vers 15h45, une Renault Mégane grise a foncé sur un fourgon de gendarmes mobiles sur les Champs-Elysées, à hauteur du commissariat du 8e arrondissement de Paris, dans le secteur du Grand Palais. Le fourgon redescendait alors l’avenue des Champs-Elysées avec son escadron. « Il semble que ce soit une démarche volontaire de la part de l’individu », a précisé Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur, présent sur place.

Les gendarmes ont pu extraire l’assaillant, très grièvement brûlé, en brisant les vitres du véhicule « à l’aide de barres de fer et de matraque », a indiqué Eric Favereau, journaliste à Libération et témoin de la scène. L’homme a succombé à ses blessures. Lors d’un point presse peu avant 17h30, Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a confirmé que l’assaillant était « décédé ».

« Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées avec cette tentative d’attentat sur les Champs-Elysées », a-t-il annoncé. « Un certain nombre d’armes, d’explosifs permettant de faire sauter cette voiture » ont été découverts, a déclaré Gérard Collomb. Selon les informations d’Europe 1, les enquêteurs ont découvert deux armes de poing, un fusil d’assaut Kalachnikov et deux bonbonnes de gaz.Il n’y a pas de blessé « parmi les forces de l’ordre et le public », a précisé la préfecture de police sur Twitter. 

Selon BFMTV , l’assaillant était toutefois connu des services de renseignement, et faisait l’objet d’une fiche S pour sa radicalisation.Pour l’heure, les motivations de l’assaillant ne sont pas connues.L’opération policière a duré environ 1h30. Les démineurs sont intervenus pour s’assurer du contenu du véhicule. Un important dispositif de sécurité a été déployé par la préfecture de police, qui recommande d’éviter le secteur. Les stations de métro Concorde Champs-Elysées Clemenceau (lignes 1, 8, 12 et 13) sont toujours fermées par mesure de sécurité et les correspondances ne sont pas assurées. La circulation automobile a progressivement repris vers 18h.

Selon le Parisien, une opération de police est en cours dans l’Essonne.Un périmètre de sécurité a été mis en place autour d’un pavillon où aurait séjourné Adam D., 31 ans, l’automobiliste qui a percuté un véhicule de gendarmerie au volant d’une Mégane à l’intérieur de laquelle on a retrouvé deux bonbonnes de gaz et au moins un fusil d’assaut, sur les Champs-Elysées, à Paris.Ce pavillon de banlieue, au Plessis-Pâté (Essonne), avec un étage et un garage en sous-sol serait fréquenté par des membres de la famille de l’auteur de la tentative d’attentat, fiché S. et mort malgré l’intervention des gendarmes qui l’ont extrait de sa Megane en feu.

Un « stock d’armes » a été saisi au domicile de l’assaillant de 31 ans mort lundi dans un attentat manqué sur les Champs-Elysées, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Selon les informations d’Europe 1, le nombre d’armes était en cours d’inventaire.

Adam D., fiché S depuis 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale, avait l’autorisation de détenir sept armes, parmi lesquelles des pistolets Sig-Sauer 9mm et Glock 9mm ainsi qu’un fusil d’assaut israélien, de même type que ceux retrouvés dans la voiture.
 Adam D. disposait d’une autorisation de détention d’arme car il pratiquait le tir sportif. La première autorisation avait été délivrée « avant le signalement », a affirmé le Premier ministre. Fin novembre 2016, dans le cadre d’une demande de renouvellement, la préfecture de l’Essonne avait sollicité la gendarmerie pour mener une enquête administrative, selon une source proche du dossier.
Comme il était fiché S, les gendarmes en charge des investigations, s’étaient adressés à la DGSI qui a considéré qu’il n’était pas opportun de lui retirer ce permis. Dans le procès verbal envoyé à la préfecture, les gendarmes ont indiqué qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments concrets pour confirmer ou infirmer le renouvellement de la détention d’armes, selon cette source. La préfecture a renouvelé en 2017 l’autorisation de détention.

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