Elections Legislatifs : Les Français sont appelés à élire 577 députés

Les Français sont appelés à élire 577 députés. Élus au suffrage universel direct, ils composeront la nouvelle Assemblée nationale pour cinq ans.Cette année, 7 877 candidats sont en lice. Pour ces élections législatives, les règles du scrutin sont différentes de celles de l’élection présidentielle.À moins d’être élus au premier tour, tous les candidats qui obtiennent 12,5% des suffrages sont qualifiés au second tour.En fonction de l’abstention, il peut donc y avoir des triangulaires, voire des quadrangulaires.

L’hémicycle fait peau neuve. Les Français sont appelés aux urnes ce dimanche 11 juin pour choisir leur député respectif. La France compte 577 circonscriptions pour lesquelles le ministère de l’Intérieur a enregistré 7.882 candidatures.

 Pour rappel, les législatives de 2012 avaient accordé la majorité des sièges aux socialistes, raflant 331 circonscriptions, loin devant l’ex-UMP (229 élus). Avec 2 élus, Le Front national faisait également son retour dans l’hémicycle pour la première fois depuis 1988.

Les bureaux de vote ouvrent à 8 heures et ferment à 18 heures. Ils resteront ouverts jusqu’à 20 heures dans certaines communes, sur décision préfectorale.

  • L’enjeu des législatives 
  1. Le premier d’entre eux sera évidemment de déterminer si le président Macron aura une majorité ou non à l’Assemblée. Sans cela, il lui sera très difficile de mettre en œuvre ses réformes. Et procéder via des ordonnances ne change rien : il doit avoir l’Assemblée nationale avec lui.Les derniers sondages semblent indiquer que non seulement Emmanuel Macron aura une majorité, mais qu’elle sera (très) confortable. Entre 350 et 415 sièges, alors que la majorité absolue se situe à 289. Mais comme nous vous l’expliquions ici, une majorité écrasante peut parfois donner du fil à retordre au gouvernement.
  2. Dès le premier tour des élections législatives, au-delà des enjeux nationaux, il y a des affrontements clés dans certaines circonscriptions. « Les circonscriptions clés concernent les ministres qui sont candidats.Ils sont six.Il y a Richard Ferrand dans le Finistère, Marielle de Sarnez et Majid Mahjoubi à Paris, Bruno Le Maire dans l’Eure, Annick Girardin à Saint-Pierre-et-Miquelon et Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence.Ils n’ont pas le choix et doivent à tout prix l’emporter, car ceux qui seront battus devront quitter le gouvernement.
  3. Un renouvellement totale dans certaines circonscriptions.Pour les législatives, la tendance semble être la même qu’à la présidentielle . De nombreux poids lourds sont donnés en ballotage défavorable dans leur circonscription, que ce soit Patrick Mennucci à Marseille, Marisol Touraine en Indre-et-Loire ou Nicolas Dupont-Aignan dans l’Essonne. Les résultats du scrutin permettront de confirmer ou d’infirmer la volonté des électeurs de voir arriver de nouvelles têtes.
  4. Les temps sont durs au PS. Les 6,3% de Benoît Hamon à la présidentielle, pire score de la gauche depuis 1969, ont porté un coup qui pourrait bien être fatal aux socialistes, déjà très divisés après le quinquennat de François Hollande, puis la primaire de janvier. Une nouvelle défaite cuisante aux législatives risque d’achever le parti de Jean-Christophe Cambadélis.
  5. L’avenir du FN .A priori, le Front national peut entamer ces législatives confiant. Sa candidate, Marine Le Pen, s’est hissée sans mal au second tour de l’élection présidentielle. Ne reste donc plus qu’à transformer l’essai au niveau local. Mais en réalité, le parti frontiste est miné par les divisions internes depuis l’élimination de sa présidente face à Emmanuel Macron. Le retrait de la vie politique de Marion Maréchal-Le Pen, les nombreuses dissensions autour de Florian Philippot, ou encore les accusations de racisme à l’encontre de certains candidats rendent la campagne très compliquée.
  6. La vague de La France Insoumise  la problématique est quasiment la même que pour le Front national. Après un très bon score à la présidentielle (19,6% des suffrages pour Jean-Luc Mélenchon), le mouvement, qui se targue d’être la première opposition de gauche alors que le Parti socialiste est en crise, doit continuer sur sa lancée. Mais là encore, cela s’annonce difficile. Si le leader a de bonnes raisons d’espérer la victoire pour lui-même, la situation est plus compliquée pour ses lieutenants. Leur campagne pâtit du mécanisme classique des législatives, qui donnent une prime au parti vainqueur à la présidentielle et rendent les autres inaudibles, ainsi que des nombreuses polémiques autour de la personnalité de Jean-Luc Mélenchon.

L’ancien président de la République, François Hollande, a voté en milieu de matinée depuis son fief de Tulle, en Corrèze.Fini le cortège présidentiel c’est à pied qu’il s’est rendu à son bureau de vote. Emmanuel Macron et sa femme, Brigitte Macron, viennent de quitter leur résidence du Touquet, dans le Pas-de-Calais, pour aller voter. Sous un beau soleil, le président de la République s’est accordé un bain de foule de quelques minutes, serrant les mains sous les flashs des smartphones.Emmanuel Macron a salué les centaines d’habitants massés aux abords de son domicile, dont certains visages connus. Sous un soleil éclatant, il a pris le temps de saluer tous ceux qui étaient venus le voir. Il a même reproduit le geste mythique d’un autre « Président », Laurent Blanc, en embrassant le crâne chauve d’un sympathisant, comme l’avait fait le défenseur des Bleus avec Fabien Barthez en 1998.À midi, la participation était de 19,24%, selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur. Un taux qui accuse une sensible baisse par rapport à 2012 (21,06%), et marque un recul de plus de 3 points par rapport à 2007 (22,56%).

La participation s’élève à 40,75% à 17h, en fort recul par rapport à 2012, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

  • Les principaux députés 

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des Territoire et candidat à sa succession dans la 6e circonscription du Finistère a voté juste après l’ouverture des bureaux de vote à Motreff, petite commune de quelque 700 habitants.

C’est dans son fief du Havre, dont il fut maire de 2010 à sa nomination à Matignon, que le Premier ministre Edouard Philippe a voté, dès l’ouverture des bureaux. Le chef du gouvernement a utilisé une machine à voter.

Gilbert Collard, député de la 2e circonscription du Gard (Rassemblement bleu Marine) et candidat à sa succession a voté peu après 9 heures à Gallician.

 Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique et candidat dans la 16e circonscription de Paris, où 24 postulants à la députation s’affrontent dont le député sortant Jean-Christophe Cambadélis, patron du PS, a voté.

Benoît Hamon, relégué à la cinquième place à la présidentielle, a voté à Trappes. Le socialiste est candidat à sa succession dans la 11e circonscription des Yvelines.

François Baroin, le sénateur-maire de Troyes, choisi pour mener la bataille des législatives au nom des Républicains, a voté dans sa ville en fin de matinée.

La présidente du FN Marine Le Pen, a voté vers 11 heures à Hénin-Beaumont où elle se présente, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Elle était accompagnée de Steeve Briois, le maire frontiste de la commune.

L’ex-Premier ministre Manuel Valls a voté dans sa circonscription d’Evry à 11H45. Il affronte 21 postulants, mais ni La République en marche ! ni le Parti socialiste ne lui ont opposé de candidature.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, candidat dans la 1ère circonscription de l’Eure, a voté en fin de matinée à Évreux, en compagnie de sa femme.

Le vice-président du Front national Florian Philippot, candidat dans la sixième circonscription de Moselle, a voté ce matin à Forbach. En 2012, il avait été battu dans cette même circonscription

Marielle de Sarnez, ministre chargée des Affaires européennes qui candidate dans la 11e circonscription de Paris, a voté un peu avant 13H30.

  • Un scrutin sous haute-surveillance

50.000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour garantir la sécurité du vote, en plus des militaires déjà employés par l’opération Sentinelle. Un dispositif similaire à celui déployé pendant l’élection présidentielle, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. « Dans chaque département, sous l’autorité du préfet, un important travail d’analyse et de coordination a été réalisé […] avec les responsables de la police et de la gendarmerie nationales afin de préciser les modalités locales d’action », précise également un communiqué publié par la place Beauvau.

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