François Hollande commémore le centenaire de la bataille du Chemin des Dames

François Hollande a présidé dimanche 16 avril les cérémonies commémorant le centenaire de la bataille du Chemin des Dames, échec sanglant de l’armée française.

Jamais un président de la République n’a commémoré officiellement, dans une cérémonie nationale, la mémoire du Chemin des Dames.François Hollande s’est d’abord rendu sur le Plateau de Californie, un des lieux emblématiques de la bataille situé à quelques kilomètres de Craonne (prononcer : Cranne). De ce village martyr avait démarré avant l’aube une marche commentée de 5 km à laquelle ont participé environ 2.500 personnes de tous âges, selon les organisateurs. François Hollande a fait ensuite étape à Oulches-la-Vallée-Foulon dans la Caverne du Dragon, une grotte transformée en caserne puis en musée où il a inauguré une sculpture en hommage aux soldats tombés en 14-18. Il a ensuite rejoint Cerny-en-Laonnois, où il s’est recueilli dans le cimetière militaire allemand, abritant les restes de plus de 7.500 soldats, aux côtés de l’ambassadeur d’Allemagne, Nikolaus Meyer-Landrut. Une commémoration pleine d’émotion.

 « Longtemps, le Chemin des Dames est resté dans le silence parce qu’il était devenu le chemin des morts, parce que ‘les Dames’ n’avaient pas accouché d’une victoire », a rappelé le chef de l’État dans un discours de quinze minutes, prononcé devant la nécropole où reposent des restes de soldats français. Il a également exprimé sa volonté de réhabiliter la mémoire des soldats qui ont refusé d’obéir aux ordres en 1917 et de retourner à l’assaut d’une ligne de front perdue d’avance.

  • Qu’est ce que la Bataille Du Chemin des Dames ? 

La bataille du Chemin des Dames, aussi appelée seconde bataille de l’Aisne ou « offensive Nivelle » a lieu pendant la Première Guerre mondiale. Elle commence le 16 avril 1917 à 6 heures du matin par la tentative française de rupture du front allemand entre Soissons et Reims vers Laon, sous les ordres du général Nivelle : « L’heure est venue, confiance, courage et vive la France ! ».

Une offensive qui a été un véritable massacre côté français. En une semaine, 40.000 poilus sont tués. C’est une offensive qui se transforme en calvaire pour les soldats français. Le million d’hommes mobilisés, les chars et les armes n’y feront rien. Les Allemands se protègent dans des cavernes souterraines et brisent les vagues d’assaut françaises.

Les conditions météorologiques sont terribles quand commence l’offensive. En ce printemps 1917, il fait très froid et il neige même le 16 avril. Les Sénégalais qui se sont entraînés sur la Côte d’Azur, ne sont pas préparés à de telles températures. Nombre d’entre eux souffrent du gel. Le 17 avril, la pluie tombe d’une manière quasiment continue et rend le terrain très boueux. C’est surtout le mauvais temps qui gêne les préparations d’artillerie dont les objectifs visés ne seront pas toujours atteints. Les soldats qui s’élancent le 16 avril trouvent des positions allemandes très peu touchées par le bombardement.

Les bombardements ont mis la terre à nu et ont sculpté un paysage lunaire (trous d’obus, absence de végétation). Cette terre boueuse est continuellement retournée par les obus : elle n’est donc pas stable, elle se dérobe sous les pieds si bien que le soldat ne cesse de tomber, pour se relever et tomber à nouveau.
 les hommes de première ligne se réveillent sur les coups de 3h 30 et  se préparent et avancent jusqu’aux lignes ennemies.l’offensive est lancée, les hommes sautent les parapets et gagnent les premières lignes. L’assaut du côté français est donné le 16 avril à 6 heures du matin.selon le député Jean Ybarnégaray : « La bataille a été livrée à 6 heures, à 7 heures, elle est perdue ». Un peu partout sur le front, les hommes se rendent compte que l’avancée n’est pas aussi rapide que prévu. En effet les hommes qui se sont lancés à l’assaut, échouent contre des deuxièmes lignes très peu entamées par les bombardements. Ils sont de plus pris en enfilade par des nids de mitrailleuses cachés et sont même parfois pris à revers par des soldats allemands qui sortent des souterrains comme à Hurtebise. En effet le terrain est très favorable aux défenseurs : situation en surplomb, réseau de souterrains desservant carrières souterraines (les creutes) et abris bétonnés, alors que les assaillants ne peuvent pas se protéger, doivent grimper une pente souvent raide, progressant sur un sol très instable. Les pertes sont considérables parmi les troupes qui faisaient partie de la première vague d’assaut. Le soldat Paul Clerfeuille note ainsi dans son journal : « la première vague part, mais est aux deux tiers fauchée par les mitrailleuses ennemies qui sont dans des petits abris en ciment armé.La 10e division d’infanterie coloniale qui s’élance sur Hurtebise est aussi décimée : les pertes s’élèvent à 150 officiers et 5 000 soldats dont la moitié étaient des tirailleurs sénégalais.

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