Les Etats-Unis ont frappé cette nuit une base aérienne syrienne après l’attaque chimique qui a frappé une ville rebelle

Les États-Unis ont frappé dans la nuit de jeudi à vendredi une base aérienne syrienne en réponse à l’attaque chimique attribuée au régime de Bachar al-Assad. La frappe a été menée avec « 59 missiles », a précisé un responsable de la Maison-Blanche, indiquant que les Etats-Unis avaient frappé la base aérienne de Shayrat, qui est « associée au programme » syrien d’armes chimiques et « directement liée » aux évènements « horribles » de mardi.

Les États-Unis ont accusé le régime syrien d’avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin mardi contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie. Ce bombardement a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants.Les missiles ont été tirés depuis les bateaux de guerre américains USS Porter et USS Ross qui se trouvent actuellement en Méditerranée orientale, a précisé un deuxième responsable américain. Les frappes ont visé « de multiples cibles » sur la base, « avions », « piste », ou pompes à carburant, a-t-il ajouté.

Le visage et le ton très grave, le président américain a accusé « le dictateur syrien Bachar al-Assad (d’avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents (…) en utilisant un agent neurotoxique mortel ».Le président Donald Trump a affirmé que ces opérations étaient « dans l’intérêt vital de la sécurité nationale » des Etats-Unis.

Le 4 avril, un raid imputé à l’armée syrienne contre la localité de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants.Les Etats-Unis ont accusé le régime du président Bachar al-Assad d’avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin contre cette petite ville rebelle, dont les images de victimes – femmes et enfants – agonisantes ont choqué le monde.Le président Trump avait menacé depuis mercredi de passer à l’action contre son homologue syrien pour cette attaque « odieuse », un « affront à l’humanité ».

Jeudi, en arrivant en Floride pour accueillir son homologue chinois Xi Jinping, il avait encore dénoncé une « honte pour l’humanité » et réclamé que « quelque chose se passe ».Son chef de la diplomatie Rex Tillerson avait accusé « le régime syrien sous la gouverne du président Bachar al-Assad d’être responsable de cette attaque ».

Ces frappes, première opération militaire des Etats-Unis contre le régime syrien, ont été menées avec « 59 missiles » de croisière Tomahawk, a annoncé la Maison Blanche, précisant qu’elles avaient visé la base aérienne de Shayrat « associée au programme » d’armes chimiques de Damas et « directement liée » aux évènements « horribles » de mardi. Les frappes ont tué quatre soldats et ont quasiment détruit la base aérienne. Mais aucun bilan officiel n’est encore disponible.« On a la confirmation de la mort de quatre militaires dont un général de brigade dans l’armée de l’air. L’aéroport a été presque totalement détruit : le tarmac, le dépôt de fuel et le bâtiment de la défense aérienne ont été pulvérisés », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Le gouverneur de la province de Homs évoque « des martyrs », sans préciser le bilan. L’opposition syrienne s’est félicité de cette intervention et a appelé à la poursuite des bombardements jusqu’à « neutraliser » la capacité du régime syrien à mener des raids.

Les frappes menées par l’armée américaine contre une base aérienne syrienne d’où aurait été menée l’attaque au gaz de mardi, constituent un « avertissement » et une forme de « condamnation » du « régime criminel » de Bachar el-Assad, a déclaré Jean-Marc Ayrault.

« J’ai été informé par Rex Tillerson (secrétaire d’Etat américain-NDLR) dans la nuit », a dit le chef de la diplomatie française à Reuters et France Inter en marge d’un déplacement en Mauritanie.

L’usage des armes chimiques est une « terrible réalité » et ça doit être puni car c’est un « crime de guerre », a-t-il ajouté. Il y a une « sorte de condamnation » à travers ces frappes militaires contre le « régime criminel » du président syrien Bachar el-Assad, a-t-il ajouté. « Il y a un signal qui a été donné », c’est un « avertissement ».

La Russie et l’Iran, alliés du régime syrien, doivent comprendre que soutenir Bachar el-Assad n’a pas de sens, a poursuivi Jean-Marc Ayrault, précisant que la France ne souhaitait aucune confrontation avec ces deux pays.La France n’est pas partie belligérante en Syrie, a-t-il souligné, ajoutant qu’elle était seulement membre de la coalition de lutte contre l’Etat islamique.Le président syrien Bachar el-Assad porte « l’entière responsabilité » des frappes américaines ayant visé une base militaire de son régime en représailles à une attaque chimique présumée, ont estimé vendredi la chancelière allemande et le président français. »Une installation militaire du régime syrien utilisée pour des bombardements chimiques a été détruite cette nuit par des frappes américaines (…) Assad porte l’entière responsabilité de ce développement », ont indiqué Angela Merkel et François Hollande dans un communiqué commun, assurant que Washington les avait informés au préalable de son action.François Hollande: « Cette opération était une réponse. Elle doit être poursuivie dans le cadre des Nations Unies, si c’est possible ». La « réponse » américaine « doit être poursuivie au niveau international » selon François Hollande qui a  annoncé la tenue d’un conseil de défense à 19h pour « voir comment la France peut prolonger cette initiative »

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