Journée mondiale de la tuberculose

La Journée mondiale de la tuberculose rend hommage à cette armée internationale de travailleurs sociaux qui luttent contre la tuberculose avec le DOTS. Sans eux, les résultats obtenus au cours de ces 10 dernières années n’auraient pas été possibles ; sans eux, nul espoir de progrès futurs.Pour la deuxième année consécutive, la campagne aura pour thème: «S’unir pour mettre fin à la tuberculose». Cette année, l’OMS mettra plus spécialement l’accent sur les efforts pour «Ne laisser personne de côté», avec des actions visant à lutter contre la stigmatisation, les discriminations, la marginalisation et à surmonter les obstacles empêchant l’accès aux soins.

Le programme de développement durable des Nations Unies inclut le principe de veiller à ce que personne ne soit laissé de côté dans l’effort de transformer le monde et d’améliorer la vie des gens. En répondant aux besoins de santé de ceux qui sont désavantagés, marginalisés, non couverts par le système de santé, on améliorera pour tous l’accès aux services de santé. C’est essentiel pour atteindre la cible de mettre fin à la tuberculose d’ici 2030, dans le cadre des objectifs de développement durable des Nations Unies et de la Stratégie de l’OMS pour mettre fin à la tuberculose.

La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose est, pour les personnes et les communautés touchées, les organisations de la société civile, les personnels de santé, les décideurs politiques, les partenaires du développement et d’autres, une plateforme pour plaider la collaboration, en discuter et la planifier afin de tenir la promesse que tous puissent bénéficier de services de prévention et de soins de la tuberculose de qualité, et pour permettre la prévention de cette maladie au moyen d’efforts multisectoriels de développement.


La maladie infectieuse la plus meurtrière au monde


L’an dernier, l’OMS a indiqué qu’en 2015, 10,4 millions de personnes ont contracté la maladie et que 1,8 million en sont mortes, faisant de la tuberculose la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. Elle est profondément enracinée dans les populations où les droits humains et la dignité sont limités. Si la tuberculose n’épargne personne, elle se développe particulièrement chez ceux qui vivent dans la pauvreté, les communautés et les groupes marginalisés et d’autres populations vulnérables.


On trouve dans les personnes vulnérables: les migrants, les réfugiés, les minorités ethniques, les mineurs et ceux qui travaillent dans des conditions propices au risque, les personnes âgées, les femmes et les enfants marginalisés dans beaucoup d’endroits, etc. Certains facteurs, comme la malnutrition, les logements et l’assainissement insalubres, aggravés par des facteurs de risque comme le tabac, la consommation d’alcool et le diabète, influent sur la vulnérabilité à la tuberculose et l’accès aux soins.

De plus, cet accès se heurte souvent aux dépenses catastrophiques liées à la maladie, aux consultations, aux séjours dans les structures de soins et au manque de protection sociale, créant un cercle vicieux de la pauvreté et de la mauvaise santé. La transmission de la tuberculose multirésistante (tuberculose-MR) ajoute à l’urgence de ces préoccupations.
 Les nouvelles lignes directrices sur l’éthique concernant la tuberculose, publiées aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), visent à aider les pays mettant en œuvre la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose à respecter des normes d’éthique rationnelles pour protéger les droits des sujets affectés.

La tuberculose, maladie infectieuse la plus meurtrière, fait 5000 morts par jour. Ce sont les communautés déjà confrontées à des difficultés socioéconomiques qui payent le plus lourd tribut : migrants, réfugiés, prisonniers, minorités ethniques, mineurs et autres personnes travaillant ou vivant dans des milieux à risque, ainsi que les femmes marginalisées, les enfants et les personnes âgées.

«La tuberculose sévit le plus dans certaines des populations les plus pauvres dans le monde», a déploré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. «L’OMS est déterminée à vaincre la stigmatisation, les discriminations et les autres obstacles empêchant tant de ces personnes d’accéder aux services dont elles ont tellement besoin.»

La pauvreté, la malnutrition, les mauvaises conditions de logement et d’assainissement, aggravées par d’autres facteurs de risque comme le VIH, le tabagisme, la consommation d’alcool et le diabète, peuvent exposer à un risque accru de tuberculose et compliquer l’accès aux soins. Plus d’un tiers des personnes ayant la tuberculose (4,3 millions) ne sont pas diagnostiquées ou notifiées, certaines ne bénéficient d’aucun soin et d’autres ont accès à des soins de qualité douteuse.
Les nouvelles lignes directrices de l’OMS sur l’éthique couvrent certaines questions litigieuses comme, entre autres, l’isolement des patients contagieux, les droits des prisonniers qui ont la tuberculose, les politiques discriminatoires contre les migrants atteints. Elles insistent sur 5 obligations essentielles pour les gouvernements, les agents de santé, les personnels soignants, les organisations non gouvernementales, les chercheurs et d’autres parties prenantes pour:

  • donner aux patients l’appui social dont ils ont besoin pour s’acquitter de leurs responsabilités;
  • s’abstenir d’isoler les patients avant d’avoir épuisé toutes les autres options disponibles pour permettre l’observance du traitement et, si cet isolement est nécessaire, de ne l’appliquer que dans des conditions très spécifiques;
  • permettre aux «populations clés» d’avoir accès à des soins répondant aux mêmes normes que pour les autres citoyens;
  • veiller à ce que tous les personnels de santé travaillent dans un environnement sûr;
  • communiquer rapidement les données de la recherche pour orienter les mises à jour des politiques nationales et mondiales concernant la tuberculose.

Entre autres suggestions concernant l’organisation de manifestations à l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose, vous pouvez :

  • adresser un manifeste à vos autorités locales, les invitant à reconnaître et à commémorer la Journée mondiale de la tuberculose
  • expliquer à la presse locale l’impact de la tuberculose sur votre communauté et décrire l’action des services locaux pour la combattre
  • organiser une conférence de presse et convier des représentants des personnels infirmiers à venir parler de leur travail et des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien dans la lutte contre la tuberculose
  • organiser pour la presse et les autorités locales une visite de votre centre antituberculeux
  • organiser une exposition de photographies à partir des nombreux clichés de personnels infirmiers et professions apparentées archivés dans la bibliothèque d’images du programme Halte à la tuberculose
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s