Affaire Fillon: L’enquête élargie à des faits d’« escroquerie aggravée », « de faux et usage de faux 

Le Monde évoque un nouveau rebondissement dans l’affaire Fillon. L’enquête élargie à des faits d’« escroquerie aggravée », « de faux et usage de faux »Et d’expliquer que le parquet national financier (PNF) a délivré jeudi dernier « un réquisitoire supplétif pour « escroquerie aggravée, faux et usage de faux » aux juges d’instruction en charge de l’enquête – Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau –, ouverte pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d’influence et manquement aux obligations déclaratives. »

Le Monde explique que cette décision a été prise après la deuxième perquisition menée en mars à l’Assemblée nationale durant laquelle de nouveaux documents ont été saisis. « Ces feuilles, signées par Penelope Fillon, comportaient différents calculs d’heures travaillées. », peut-on lire.

« Les enquêteurs se demandent si ces calculs ne constituent pas des faux, établis pour justifier a posteriori les salaires versés à l’épouse du député de Paris et conforter la réalité de son travail d’assistante parlementaire. On ignore à qui était destinée cette déclaration d’emploi et à quelle période de sa vie professionnelle ils correspondent. »

Dans le Canard enchaîné à paraître mercredi, qui évoque également le rôle de François Fillon comme intermédiaire entre un industriel libanais et Vladimir Poutine, il est également affirmé que « les deux époux ont carrément signé une fausse déclaration, certifiant aux fonctionnaires de l’Assemblée que madame ne bossait pas plus d’une trentaine d’heures par mois à la Revue des deux mondes où elle était payée pour 151,67 heures ».Penelope Fillon pourra s’en expliquer devant les juges d’instruction, qui l’ont convoquée le 28 mars en vue de sa mise en examen. Lors de sa convocation, qui avait donné lieu à sa mise en examen le 14 mars, François Fillon avait refusé de répondre aux questions des magistrats, se contentant de lire une déclaration dans laquelle il affirmait son innocence.

Mais le Canard Enchaîné ne s’arrête pas là.Dans son édito de demain ilindique avoir mis la main sur un document où François Fillon s’engageait, via sa société 2F Conseil, à présenter au milliardaire libanais Fouad Makhzoumi, géant mondial du pipeline, des dirigeants russes, algériens, gabonais et ivoirien.

Au terme d’une convention de lobbying avec ce dernier, François Fillon s’engageait à lui ouvrir largement son carnet d’adresses d’ancien premier ministre.En l’occurrence, il aurait organisé à Saint Petersbourg une rencontre avec Vladimir Poutine, lors du Forum économique international, en 2015, puis dans la foulée avec le PDG de Total Patrick Pouyanné.Ce dernier a été directeur du cabinet de François Fillon lorsqu’il était ministre des Technologies de l’information et de la Poste, en 1995.

En contrepartie de cette « convention de lobbying », déjà révélée par Mediapart, la société de l’actuel candidat de la droite devait toucher, selon le contrat, 50.000 dollars payable en deux fois, indique le Canard. 

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