Le Grand Débat présidentielle de TF1 des cinq principaux candidats

C’est un débat inédit dans la vie politique française auquel nous avons assister : les cinq principaux candidats à la présidentielle se sont retrouvé ce lundi 20 mars sur TF1 et LCI.Interrogé par Anne Claire Coudray, Gilles Bouleau et relayé par Audrey Crespo Mara et Julien Arnaud. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon se sont affronté et certains d’entre eux  se sont démarqué dans la course à la fonction suprême de l’Etat. 
Les cinq candidats, placés en cercle ont débattu  pendant plus de 2h30 sur certains sujets 

  • Economie, sujets de société et questions internationales sont les trois thématiques abordées tour à tout

En introduction, les candidats, entourés d’un public de 400 personnes dont une trentaine de soutiens chacun,ont répondu  en maximum 1 minute 30 à la question classique « Quel président voulez-vous être? »Et à cette question c’est François Fillon , le candidat Republicain  qui a ouvert le bal François Fillon ouvre le bal en parlant du président qu’il serait :  5 candidats sur 11 à débattre : « Ça pose une question démocratique », critique d’emblée « Je serais le président qui protégera les Français dans un monde incertain et dangereux », citant Donald Trump et « le totalitarisme islamique ». « Pour cela, j’ai un projet élaboré de longue date », dit-il.Ensuite c’est Jean Luc Mélanchon qui s’est exprimé « Je serais le dernier président de la Vème République », attaque d’emblée Jean-Luc Mélenchon, axant son propos sur la « France insoumise », son mouvement. Sortie de l’Otan, primauté du social… Le candidat de gauche détaille quelques-unes de ses propositions. » 

Au tour d’Emmanuel Macron de parler de sa candidature :  « Rien n’était écrit. Je fais partie de la vie politique depuis plusieurs décennies. Je suis là parce que j’ai travaillé, je l’ai voulu. Je suis devenu fonctionnaire et puis banquier et ministre. J’ai vu aussi ce qui bloquait notre pays et c’est pour cela que j’ai décidé de prendre mes responsabilités. Des règles hors d’âge, des fonctionnements dépassés. Notre pays est dans une situation inédite ».

« Je veux être la présidente de la République française. Je pense que la France a le droite de choisir d’aider prioritairement ses entreprises nationales, ses agriculteurs, de choisir de défendre son identité et ses traditions, sans se faire sanctionner ou sermonner ». 

Benoît Hamon : « Quel peuple voulons-nous être ? Belliqueux ou fraternel ? Quel République voulons-nous ? Quel message voulons-nous adresser au monde ? Selon la réponse que vous allez donner à cette question, vous dessinerez le portrait du président. Je serai un président juste qui en finira avec ces politiques faites toujours pour les mêmes. Je tournerai la page avec ces vielles recettes épuisées. Je vous proposerai un futur désirable ». 

  • L’EDUCATION 

François Fillon entame en parlant d’éducation. Le candidat LR parle de l’uniforme, de l’apprentissage qu’il veut valoriser, notamment avec la hausse des salaires des enseignants.

Emmanuel Macron veut « Je veux remettre plus d’heures de cours pour les élèves ». Dans les zones prioritaires, il souhaite que le nombre d’élève par classe soit de 12 enfants. « Je crois à l’égalité des chances et c’est la promesse que l’école doit tenir. Je veux aussi que l’on mettre plus d’orientation au lycée et à l’université », ajoute-t-il. Sur l’apprentissage, il souhaite « simplifier les contrats » et « que l’éducation garde néanmoins un rôle essentiel ». 

Jean-Luc Mélenchon juge que « l’école est le pilier fondamental de notre République ». Le candidat veut que « l’école soit gratuite, pas de prix d’inscription, d’achat de livre. Même la cantine doit être gratuite »

Marine Le Pen attaque François Fillon. « Il faut supprimer l’apprentissage des langues d’origine. Si l’on renvoie des enfants à leur culture ou à leur langue d’origine, on fait l’inverse de la mission que l’école se donne. Il faut revaloriser l’enseignement professionnel. Notre responsabilité est d’assurer le respect de la laïcité et la sécurité. Il y a trop de professeurs qui se font malmenés parce que l’insécurité est entrée dans l’école ».Benoît Hamon veut revoir la carte scolaire et qualifie le débat politique sur l’éducation, en citant Marine Le Pen, de « nauséabond ». « La priorité de mon quinquennat sera de mettre l’accent sur le CP, CE1 et CE2 (…) Maintenant, il reste à faire en sorte que nous n’ayons plus de classes surchargées. Je proposerai qu’il n’y ait pas plus de 25 élèves par classe en CP, CE1 et CE2. Cela suppose le recrutement de 20.000 enseignements supplémentaires ».


  • SÉCURITÉ , JUSTICE  comment lutter contre la délinquance… ? 

Marine Le Pen est en faveur de « la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». « Il faut créer 40.000 places de prison. Il faut construire des places pour assurer la sécurité dans notre pays. Il faut aussi rétablir la sévérité des peines ».
François Fillon prend le contre-pied de l’augmentation des moyens prônée par ses concurrents en évoquant « le respect pour les forces de l’ordre » et la suppression des tâches administratives gérées par la police pour libérer des effectifs sur le terrain. S’il était président, il créerait aussi une police municipale pour toutes les villes de plus de 10.000 habitants. Comme Marine Le Pen, il propose enfin le rétablissement des peines-plancher.La priorité de Benoît Hamon, c’est le rétablissement de la police de proximité, avec une prime aux forces de l’ordre qui travaillent en zone de sécurité prioritaire. « Je veux aller au-delà : il y a une forme d’hostilité qui s’est installée dans certains territoires. Je m’engagerais contre toute forme de discrimination lors des contrôles d’identité (…) avec l’expérimentation des récépissés », prône-t-il.

Jean-Luc Mélenchon appelle « au retour au calme ». « La situation est que le mal être des policiers est à son comble et qu’une partie de la population a peur d’eux. Il faut en finir avec cette escalade et cette logique d’affrontement. On doit avoir à cœur l’esprit républicain ».


Emmanuel Macron estime qu’il faut « avoir un discours proportionné ». « Il y a de l’insécurité et de la violence mais il n’y a pas que ça (…) Je propose de libérer du temps utile pour les policiers et de créer une police du quotidien. Ce n’est pas de l’intervention mais du maintient de la paix. Ils auront un pouvoir d’amende immédiat. Je propose qu’elles aient, sous le contrôle du juge une autorisation d’éloignement du territoire ».

  • Faut-il baisser la majorité pénale à 16 ans ?

Emmanuel Macron juge que c’est « une mauvaise idée ». « Plutôt que d’agiter des symboles qui ne permettent pas de régler la situation, on a une justice des mineurs ».Jean-Luc Mélenchon estime que « c’est une idée très mauvaise ». « Un jeune de 16 ans est d’abord un jeune esprit. Il faut en compte les paramètres. Il ne s’agit pas de pardonner le crime mais que nous devons tenir compte que c’est un jeune du point de vue psychologique ». 

Marine Le Pen affirme que la « situation d’explosion de l’insécurité, dans l’intégralité du territoire est dramatique ». « Je suis pour la suppression des aides sociales aux parents de mineurs récidivistes, lors que les parents ont fait preuve de carence éducative », ajoute-t-elle.
Benoît Hamon attaque Marine Le Pen qu’il juge de « droguée aux pages faits divers ». « La solution n’est pas carcérale mais de renforcer les moyens des services pénitentiaires des moyens de réinsertion ».

  • Sur l’immigration, que contient le programme des candidats ?

Emmanuel Macron « renforcer les frontières ». « Il y a 200.000 titres de séjour par an mais il y a des problèmes d’immigration illégale. Il faut une politique de reconduite à la frontière qui soit efficace et négociée avec les partenaires européens », ajoute-t-il.
La politique migratoire d’Angela Merkel a été une mauvaise politique », tacle d’abord François Fillon. « Moi, je pense que la situation de notre pays doit nous conduire à réguler les flux migratoires avec des quotas, votés chaque année par le Parlement, calculés en fonction des capacités d’accueil », expose-t-il.Jean-Luc Mélenchon demande « Comment vous voulez compter ? On agite des fantasmes, on brandit des épuisettes avec des trous dedans. Que faire ? Cela n’est pas sérieux. Il faut parler de ce problème sérieusement. L’immigration n’est pas un plaisir. C’est un exil forcé ». Il veut « arrêter les traités commerciaux qui dévastent les économies des pays. Il faut arrêter les guerres et prendre en charge ensemble les questions énergétiques. 

Marine Le Pen affirme : « Je veux arrêter l’immigration légale et illégale. Ça fait dix ans que 200.000 étrangers entrent en France chaque année. Il faut avoir des frontières qui ne sont pas un leurre Monsieur Fillon (…) Nous n’avons plus rien à leur offrir, nous avons 7 millions de chômeurs et 8 millions de pauvres (…) Les Français n’en peuvent plus et ils n’en peuvent plus que l’on dispatche les migrants dans leurs villes, sans leur demander leur avis ».

  • LA LAÏCITÉ 

Emmanuel Macron défend sa conception stricte la laïcité : « La laïcité, c’est ce qui protège de croire et de ne pas croire ».

Pour Marine Le Pen, les immigrés sont attirés par des « pompes aspirantes » en France (comprendre, les aides sociales…). Pour Jean-Luc Mélenchon, ce n’est pas vraiment leur préoccupation au moment où ils quittent leurs pays. « Il faut l’appliquer strictement avec la séparation de l’Église et de l’État », expose Jean-Luc Mélenchon. La laïcité « a vaincu et ce sera encore son destin pour la suite. Encore faudrait-il qu’elle ne serve pas de prétexte pour s’en prendre aux musulmans », dénonce-t-il. La loi de 1905, c’est aussi le socle et la vision de la laïcité de Benoît Hamon.La laïcité est-elle remise en cause ? Oui, affirme Marine Le Pen. La candidate FN cible le communautarisme avec l’extension des règles de la laïcité de 2004. Benoît Hamon lui demande si elle veut remettre en cause le concordat ? « Non », répond-elle, interrogeant Emmanuel Macron sur sa position à propos du burkini : « Le maire est responsable de cela », avec « une décision du juge administratif », lui répond-il, l’accusant de « mentir aux Français ».

La présidente du Front national attaque alors Emmanuel Macron : « Vous étiez pour le burkini non ? ». Il répond : « Je n’ai pas besoin de ventriloque. Pour le burkini, je suis pour éviter d’en faire un grand débat sur la laïcité. Vous tombez dans le piège de diviser les Français. C’est un problème d’ordre public, pas de théorie ».

  • LES INSTITUTIONS 

Jean-Luc Mélenchon estime qu’une « démocratie existe s’il y a consentement à l’autorité. Les Français n’y consentent plus. Tout est mis en cause. Les médias, je crois que les Français vous détestent plus que nous ! Il faut essayer de partir de cette réalité pour construire du vivre ensemble et notre peuple peut se refonder en refondant sa Constitution (…) Je veux qu’une assemblée constituante soit élue, tirée au sort. Il y a besoin de rafraîchir les règles, les normes. Il faut certains droits nouveaux, et en conserver certains ».

Marine Le Pen estime que « si les Français n’ont plus confiance en la politique, c’est parce que les hommes politiques ont transféré leurs pouvoirs à l’Union européenne ». Il « propose donc un référendum pour modifier la Constitution afin d’y inscrire la proportionnelle aux élections législatives, mais aussi pour une modification des institutions, baisser le nombre des députés et sénateurs, et supprimer les conseils régionaux et départementaux ».
Benoît Hamon est « favorable à un 49.3 citoyen, selon lequel à partir du moment où il y a 450.000 signature, un thème doit être évoqué au Parlement. L’objectif est de faire en sorte que les citoyens puissent faire irruption dans le processus démocratique. Je suis aussi partisan du vote blanc et d’un processus d’une VIe République avec un septennat renouvelable ». 

Emmanuel Macron répond à Benoît Hamon : « Je me permets d’intervenir. La plupart des gens autour de moi ont été dans la vie politique pendant des décennies. Mon mouvement, ‘En Marche !’, la renouvelle vraiment, nous n’avons pas de subventions publiques car nous n’avons pas d’élus. Nous sommes dans une entreprise de renouvellement démocratique ». Le candidat de la gauche affirme lui faire « confiance », mais estime que le « problème n’est pas que des gens riches financent votre campagne. Pouvez-vous prendre l’engagement ici, parmi ces personnes qui ont fait des dons, n’y a-t-il pas plusieurs cadres de l’industrie pharmaceutique, de l’industrie chimique ? ». Le candidat d' »En Marche ! » indique que « l’identité est protégée par la loi. Je vous dis juste que demain, quand il s’agira contre des perturbateurs endocrâniens de prendre des décisions, j’en prends l’engagement solennel ».
François Fillon s’oppose à la VIème République que souhaite Jean-Luc Mélenchon : « La Constitution, elle est très claire. Il faut d’abord la respecter. Est-ce la priorité de réviser la Constitution ? Non. » Il évoque ensuite la moralisation nécessaire de l’État.


Les derniers sondages avant le débat font émerger deux favoris pour la qualification au second tour : Marine Le Pen et Emmanuel Macron

  • Quelles mesures prendraient les cinq candidats pour moraliser la vie politique ?

Benoît Hamon veut davantage de transparence pour le financement des campagnes électorales et de la vie publique, critiquant les lobbys et parlant d’une « campagne polluée par l’argent ».

  • LE NUCLÉAIRE 

François Fillon veut « réconcilier la croissance et la protection de l’environnement ». « Je veux respecter les engagements de la COP21, mais pour ce faire il ne faut pas de position idéologique (…) Nos réacteurs doivent continuer à produire de l’électricité tant qu’il n’y a pas de risque pour l’environnement. Le nucléaire est encore une force pour notre pays en terme d’économie et de compétitivité ».
Marine Le Pen estime qu’il n’y a pas plus « anti-écologique que le modèle ultra-libéral ». « Je suis pour les circuits courts. Je suis pour consommer les produits de l’agriculture française qui sont de très bonne qualité. Les grands scandales du XXIe siècle seront des scandales alimentaires. Il y a un vrai problème fondamental de santé public dans cette absence de contrôle », ajoute-t-elle.

Emmanuel Macron affirme qu' »il faut réduire notre dépendance au nucléaire », estime Emmanuel Macron. « Il faut faire monter en puissance nos énergies renouvelables et développer les investissements dans les énergies renouvelables ». Il souhaite « rapprocher la fiscalité du diesel et de l’essence, en accompagnant les citoyens qui roulent avec des vieux diesel par une prime à l’achat des véhicules moins polluants ».

  • LE CHÔMAGE 

François Fillon est le seul à vouloir supprimer les 35 heures. « Il y a autour de nous, des pays qui ont réussi à atteindre le plein emploi (…) Il faut regarder pourquoi nous n’avons pas réussi à réduire le chômage. Je veux donner la liberté dans les entreprises de négocier le temps de travail, par des accords majoritaires. Ce sera une manière d’augmenter le nombre d’heures travaillées ».

Emmanuel Macron ne « propose pas de supprimer les 35 heures car la situation est très différentes selon les secteurs économiques. Si le problème de l’économie française était là, j’ose espérer que vous aurez réglé le problème », dit-il en s’adressant à François Fillon. La loi fixe un cadre des principes fondamentaux et ensuite il faut donner la possibilité de négocier dans un accord de la souplesse et la liberté. On créera des emplois en donnant de la liberté aux entreprises. Je propose aussi de baisser la fiscalité sur les entreprises ».
Benoît Hamon estime que « nous allons incontestablement assisté à l’impact des progrès technologies sur le travail. C’est très bien à condition que nous maîtrisions ce processus. Je serai le candidat du travail, de la feuille de paie et d’une rémunération décente par rapport au travail. Le revenu universel permettra d’augmenter de 400 euros le salaire sur la fiche de paie ». Sur le burn-out, il souhaite que « ces pathologies psychiques soient reconnues comme une maladie professionnelle ».

Jean-Luc Mélenchon estime que l’on créé de l’emploi « en remplissant le carnet de commandes. On le remplit quand on a un volant d’entrainement de la part du gouvernement (…) Le temps de travail a diminué depuis le début du siècle de moitié et la production a augmenté. Emmanuel Macron et François Fillon, vous dites la même chose sur les 35 heures (…) Faut que les gens puissent vivre, pas survivre ».
Marine Le Pen prône le « patriotisme économique ». « Je ne voulais pas intervenir dans ce débat d’ultralibéraux pour savoir qui aura la plus violente solution. Je parle de Emmanuel Macron et de François Fillon. Chacun propose une loi El Khomri puissance mille. Je crois que le modèle économique général mis en oeuvre a montré ses limites. l’ultra libéralisme et le libre échange total, la mise en concurrence déloyale de nos agriculteurs, industries, avec productions effectuées à moindre coût. Toujours cette recherche du moindre coût, a ruiné notre agriculture, notre industrie ».

  • LE POUVOIR D’ACHAT 

Benoît Hamon estime que « la seule idée nouvelle » est celle du revenu universel. Il s’agit de « celle qui nous amène à nous demander comment par l’augmentation du pouvoir d’achat nous allons relancer l’économie ». 


François Fillon explique que « la priorité c’est de relancer l’investissement, pour des emplois il faut l’investissement, il faut que l’économie française ne passe plus massivement sous contrôle des étrangers, des fonds d’investissements américains et pays du Golfe (…) Je veux baisser les charges sur les salaires pour que les salaires soient plus élevés. Sur le SMIC je veux mettre en place un forfait pour que les salariés au SMIC aient une vraie augmentation de pouvoir d’achat. Augmenter le plafond du quotient familial car c’est aussi une mesure de pouvoir d’achat, une mesure qui encourage la famille. Un pilier essentiel de notre société ». 


Emmanuel Macron est « favorable à ce que le travail paye mieux. L’idée est belle (à propos du revenu universel ndlr) mais elle n’est pas réaliste. D’abord il faut des entreprises qui embauchent. Je partage l’idée de la relance de l’investissement et des baisses de charges pour les entreprises afin qu’elles embauchent en France. Je suis favorable à ce que le travail paie mieux. Pas de revenu universel car a la fin quelqu’un paie l’addition (…) 

Je propose la suppression pour 80% de nos concitoyens de la taxe d’habitation. C’est un impôt injuste car il est plus élevé dans les villes moyennes et les petites villes, dans la France périphérique. Il y aura un manque à gagner pour les collectivités et je le compenserai. C’est 10 milliard que je finance par autres économies ».


Jean-Luc Mélenchon estime être « pour que l’on soit être payé pour travailler ou étudier ou être indemnisé dignement. C’est-à-dire plus une seule allocation chômage inférieure au seuil de pauvreté, plus une seule retraite inférieure au seuil de pauvreté. Voilà comment on renforce les revenus des gens. Concernant la cantine gratuite, cela augmentera le pouvoir d’achat. Que du bonheur pour tout le monde ! (…) L’impôt est une structure totalement injuste. Parce qu’il y a cinq tranches et ce sont les classes moyennes qui prennent. Je veux étaler les impôts sur 14 tranches. Toute personne qui gagne moins de 4.000 euros paiera moins d’impôt ». 


Marine Le Pen annonce : « Je vais protéger les agriculteurs, les indépendants dont on ne parle jamais et les chefs d’entreprise. Les indépendants créent le plus d’emploi et je vais les préserver des ‘serial killer’ qu’est le RSI qui a mis au tapis un nombre d’indépendants spectaculaires (…) Je mettrai une amnistie pour les arriérés du RSI. J’augmente le minimum vieillesse et l’allocation adulte handicapé de 20% car ce n’est pas possible de les laisser vivre de cette manière. Je mets en place une prime de pouvoir d’achat, que je finance par une contribution sociale à l’importation de 3% ».

  • LES RETRAITES

En matière de retraites, Benoît Hamon veut que « justice soit faite à ceux qui doivent partir plus tôt ». Lui souhaite renforcer le compte pénibilité, mesure du quinquennat Hollande, accompagnée du don de trimestres entre conjoints.La baisse de l’âge du départ à la retraite, c’est le souhait de Jean-Luc Mélenchon : « On revient à la retraite à 60 ans et aux 40 annuités ». Le financement serait permis grâce à l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. »Il faut ne pas demander en permanence des sacrifices aux Français », lance Marine Le Pen. L’aide médicale d’État à supprimer, la fraude sociale, la fraude fiscale… La candidate FN a ciblé les domaines où elle ferait des économies. 

Selon François Fillon, « l’espérance de vie d’une profession pourrait être un critère » de modulation de l’âge de départ à la retraite. « Je propose qu’on continue l’évolution jusqu’à l’âge de 65 ans. Grâce à cela, on sécurisera le financement des pensions », justifie-t-il. « Mais elles baissent depuis que vous faites des réformes », attaque Marine Le Pen, ce que récuse l’ancien Premier ministre. D’après lui, la retraite par points est « une illusion ».Emmanuel Macron attaque François Fillon sur la viabilité des mesures qu’il appliquerait s’il était élu. « Ce qui est proposé par François Fillon, c’est de faire des économies sur celles et ceux qui sont en âge de partir, donc des économies sur le dos des Français. »

 S’en suit une petite passe d’armes entre les deux, le candidat LR lui reprochant de ne pas avoir œuvré pour le report de l’âge légal quand il était au gouvernement, ce à quoi l’ancien locataire de Bercy répond par une pique sur le vainqueur de la primaire de la droite, « en politique depuis plus trente ans, pas comme [lui] ».

  • LA SANTÉ 

Jean-Luc Mélenchon prône une Sécurité sociale « qui rembourse 100% de toutes les dépenses de santé qu’une personne est conduite à devoir faire. Il faut rapatrier dedans les « complémentaires. Il faut supprimer purement et simplement le RSI. Le véritable échec est que pour la première fois depuis longtemps, l’espérance de vie recule, parce que comme on travaille plus longtemps, on vit moins longtemps ». 

François Fillon veut « remettre les médecins généralistes au cœur du dispositif ». « Il faut des médecins généralistes. Il faut les payer correctement, il faut des maisons de santé. On les a tuées par un excès de réglementation et de normes ».
Emmanuel Macron souhaite aussi « une plus grande autonomie entre les acteurs de la santé. C’est comme cela que l’on évitera les déserts médicaux (…) On doit avoir un système de santé qui prévient mieux : on soigne bien mais on prévient mal. Je souscris aux simplifications ».
Marine Le Pen prend à son tour la parole : « Il y a un gâchis considérable ». « J’ai eu trois enfants, j’aurai eu trois enfants, j’aurais pu ouvrir une pharmacie arrivée à leurs 18 ans tellement j’avais emmagasiné de médicaments ».

  • la place de la France dans le monde.

Comment combattre Daech ? Benoît Hamon veut prolonger l’intervention de la France au Moyen-Orient et en Afrique. « Nous avons une instabilité liée à Donald Trump aux États-Unis » et « à Vladimir Poutine », dit-il, se prononçant pour une Défense européenne pour un « bouclier que les Américains ne garantiront plus ». Concrètement, avec le socialiste à l’Élysée, le budget de la Défense passerait à 2% du PIB et ces dépenses ne seraient pas prises en compte dans le déficit public aux yeux des institutions européennes.

Marine Le Pen indique que « personne ne décide à notre place. Je suis attachée à la liberté des Français. Je ne veux pas forcer nos soldats à aller faire des guerres que l’on a pas décidé (…) Parlons de l’armée, des hommes et des familles. Les militaires sont dans une situation de désespérance totale (…) Ça fait d’années qu’on rogne sur le budget de l’armée et la sécurité de notre pays. Une industrie militaire est fondamentale pour notre nation ».


Jean-Luc Mélenchon déclare : « Le monde est redevenu très dangereux. Je veux être le président de la paix. Il faut faire une conférence de sécurité de l’Atlantique à l’Oural. C’est le moment de négocier les frontières ».

François Fillon estime qu’il « y a un principe fondamental qui est le droit des peuple à disposer d’eux-mêmes. Des frontières ont été tracées dans de mauvaises conditions. Nous avons laissé à la Russie et l’Iran toute liberté pour régler la solution syrienne, alors que nous aurions du le faire avec le proche-Orient. Il faut conduire la lutte contre l’islamisme terroriste. On ne peut pas intervenir partout. On est jamais intervenu autant que depuis le mandant de François Hollande ». 

Emmanuel Macron souligne que le sujet de l’Europe n’a pas été abordé. « Je suis le seul candidat qui se conforme dès le début à nos engagements européens. Il y a des règles que l’on doit respecter. On a pas été cohérents, c’est un manque de notre débat. Sur Donald Trump, Je défendrai l’indépendance de la France, sur le plan économique avec un esprit de responsabilité. J’en défends les intérêts sur le plan de la sécurité.

  • LE TERRORISME 

Jean-Luc Mélenchon estime qu’aujourd’hui, les actes terroristes sont pour l’essentiel le fait de l’islamisme politique. Dans tout ça, la religion est un prétexte. Que Faire ? Premièrement, arrêter les guerres. Deuxièmement, apprendre à se passer de gaz et de pétrole. Troisièmement, combattre l’ennemi ».

Benoît Hamon veut « arrêter les partenariats avec des pays comme le Qatar ou les Emirats arabes unis. Nous devons avoir une position beaucoup plus centrale dans la capacité à discuter avec les acteurs du monde chiite, sunnite de façon à ne pas nous retrouver embarqués ». 


Marine Le Pen estime que « tout n’a pas été fait ». « Il faut retrouver la maîtrise de nos frontières ; interdire les organisations islamistes, une idéologie totalitaire, expulser les étrangers islamistes fichés S, et il faut la déchéance de nationalité pour ceux convaincus de fondamentalisme ».


François Fillon affirme que nous sommes « en présence d’un mouvement totalitaire qui est en train de déstabiliser tout le monde (…) C’est une guerre de longue durée qui va nous occuper pendant la décennie qui vient et qui nécessite l’alliance que j’appelais de mes vœux tout à l’heure en mettant devant leurs responsabilités en particulier les Saoudiens qui abritent sur leurs territoires beaucoup des penseurs de ce fondamentalisme. Il faut que nous mettions notre pays en sécurité ».


Emmanuel Macron déclare : « Personne ne peut regarder les Français en face et assurer qu’il n’y aura pas d’autres attentats. Il faut beaucoup d’autorité et de responsabilité pour construire une action résolue. Il faut lutter contre le terrorisme en Syrie et en Irak et en continuant notre travail ».

L’heure est venu à chacun des candidats de clôturer ce debat 

Benoît Hamon veut « arrêter les partenariats avec des pays comme le Qatar ou les Emirats arabes unis. Nous devons avoir une position beaucoup plus centrale dans la capacité à discuter avec les acteurs du monde chiite, sunnite de façon à ne pas nous retrouver embarqués ». 


Marine Le Pen estime que « tout n’a pas été fait ». « Il faut retrouver la maîtrise de nos frontières ; interdire les organisations islamistes, une idéologie totalitaire, expulser les étrangers islamistes fichés S, et il faut la déchéance de nationalité pour ceux convaincus de fondamentalisme ».


François Fillon affirme que nous sommes « en présence d’un mouvement totalitaire qui est en train de déstabiliser tout le monde (…) C’est une guerre de longue durée qui va nous occuper pendant la décennie qui vient et qui nécessite l’alliance que j’appelais de mes vœux tout à l’heure en mettant devant leurs responsabilités en particulier les Saoudiens qui abritent sur leurs territoires beaucoup des penseurs de ce fondamentalisme. Il faut que nous mettions notre pays en sécurité ».


Emmanuel Macron déclare : « Personne ne peut regarder les Français en face et assurer qu’il n’y aura pas d’autres attentats. Il faut beaucoup d’autorité et de responsabilité pour construire une action résolue. Il faut lutter contre le terrorisme en Syrie et en Irak et en continuant notre travail ».

L’heure est à la conclusion de ce débat et c’est François Fillon qui commence   « J’ai l’expérience de la gestion, mais surtout de la volonté de tout faire pour rendre aux Français l’espoir d’une vie meilleure », estime François Fillon.

Je vous propose de voter pour une nouvelle protection sociale, pour le soutien au pouvoir d’achat des plus modestes, pour une VIème Républuque, pour une République bienveillante, pour un futur désirable », affirme Benoît Hamon.

Marine Le Pen défend « l’indépendance de la France ». « La mondialisation sauvage a été un cauchemar pour vous. Il est temps de retrouver la protection de la Nation. Je ne ferais rien contre votre volonté. Parce que ce choix est tellement engageant, je proposerais un référendum. Moi je respecterais la décision que vous aurez exprimée. Moi je vous appelle à la liberté, à remettre la France en ordre. Il n’y a pas de fatalité à ce que vous vivez. »

Le monde entre dans une saison des tempêtes. Nous ne pouvons pas affronter cette situation avec les pieds liés par les chaînes de l’argent. J’assume une mission : rendre la France aux Français en la libérant de l’oligarchie, en la libérant de la monarchie présidentielle. Pour la part qui me reviendrais, je suis prêt aux responsabilités. Contre la force du peuple, rien n’est possible. Avec, tout est possible », lance Jean-Luc Mélenchon.

Et Emmanuel Macron a clôt le débat sur ces mots « Je veux  réconcilier des vues » : « Notre pays se divise. La France, elle a l’énergie, il y a cette volonté. L’ordre établi n’est plus le bon. Le projet que je porte est un projet qui libère, et qui en même temps protège ceux qui n’y arrivent pas. Un projet pour être fier. Je veux le porter avec vous. En votant pour moi, vous me donnerez la possibilité de faire. Je veux que la France redevienne une chance, et une chance pour chacun. »

Pour revenir sur ce  format à cinq il a été  contesté car il a exclu les six autres candidatures validées par le Conseil constitutionnel vendredi: les trotskistes Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et François Asselineau (UPR), le centriste Jean Lassalle et le vétéran inclassable Jacques Cheminade.Par ailleurs François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont émus de l’absence des autres candidats. La candidate du FN demande même à TF1 d’organiser un autre débat avec les six absents : Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou et Jean Lassalle. 

Le Conseil d’Etat avait débouté jeudi le recours déposé par M. Dupont-Aignan pour contester ces absences, n’y voyant pas « une atteinte grave et manifestement illégale au pluralisme », ni « une méconnaissance du principe d’équité ». Dénonçant une « manipulation médiatique », le candidat souverainiste a quitté le plateau du 20 heures de TF1 présenté ce  samedi par Audrey Crespo Mara en pleine interview. « A partir du moment où les parrainages ont été recueillis, il n’y a absolument aucune raison pour que des médias écartent tel ou tel », l’a soutenue dimanche Marine Le Pen, sans pour autant boycotter.


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