Donald Trump et Angela Merkel ont noué le contact à Washington, mais la tension était palpable

Donald Trump et Angela Merkel ont noué le contact à Washington, mais la tension était palpable et les divergences évidentes : du libre-échange à l’immigration. S’ils ont évoqué une rencontre productive, les deux dirigeants au parcours et au style si radicalement différents ont, au cours d’une brève conférence de presse, campé sur leurs positions.La visite a commencé classiquement par une poignée de main sur le perron de la Maison Blanche. Mais plus tard, assis côte à côte dans le bureau Ovale, le républicain a ignoré – ou n’a pas entendu parmi les crépitements des appareils photo – la chancelière allemande lui proposer de lui serrer une nouvelle fois la main, pour la postérité.

«Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange mais (…) notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses», a affirmé le président républicain. L’administration Trump a opté pour un ton nettement plus agressif que les précédentes critiques américaines sur ce thème. Ironisant sur «les négociateurs allemands» qui ont longtemps fait «un bien meilleur travail» que leurs homologues américains, Donald Trump a assuré que ce temps était révolu. Appelant de ses voeux une reprise des négociations – lancées en 2013 – sur l’accord de libre-échange transatlantique TTIP, Angela Merkel a souligné combien il pouvait être bénéfique aux États-Unis comme à l’UE. «Je crois que la mondialisation doit être façonnée avec un esprit ouvert», a-t-elle lancé, au moment où la nouvelle administration américaine articule son action autour d’un seul slogan: «L’Amérique d’abord»

La dirigeante allemande a elle dit « espérer » la reprise des négociations commerciales entre l’UE et les États-Unis. Elle a également souligné que le « succès des Allemands » sur le plan de l’économie mais aussi sur les questions de sécurité et de paix » allait de paire avec « l’intégration européenne ». C’est « quelque chose dont je suis profondément convaincue », a dit Angela Merkel, selon sa traductrice. « Je crois d’autre part que la mondialisation doit être façonnée avec un esprit ouvert », a poursuivi la chancelière. Après de durs propos sur les positions commerciales de Berlin, le président américain a tendu un rameau d’olivier en assurant que sur ce point, « avec l’Allemagne, je crois que nous allons véritablement bien fonctionner ». 

 « Je dois dire que les négociateurs allemands ont fait un bien meilleur travail que les États-Unis mais j’espère que nous allons revenir à égalité », a-t-il ajouté. « Nous ne recherchons pas la victoire, tout ce que je veux c’est de l’équité. L’Allemagne s’en est très bien sortie dans ses accords commerciaux avec les États-Unis et c’est tout à leur honneur », a dit Donald Trump. « Mais je peux parler d’autres pays, la Chine, virtuellement n’importe quel pays avec lequel nous faisons des affaires, ce n’est pas vraiment ce qu’on pourrait décrire comme bon pour nos travailleurs », a poursuivi Donald Trump, qualifiant à nouveau l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada de « désastre ». 

L’Allemagne « doit d’énormes sommes d’argent » à l’Otan et aux Etats-Unis qui lui « fournissent une défense très puissante et très coûteuse », a affirmé samedi sur Twitter le président américain Donald Trump, au lendemain d’une rencontre avec Angela Merkel.

Dans deux tweets, le président américain écrit que « l’Allemagne doit d’énormes sommes d’argent à l’Otan et les Etats-Unis doivent être plus payés pour la défense très puissante et très coûteuse qu’ils fournissent à l’Allemagne! ».

Dans son premier tweet il avait commencé par affirmer avoir eu une « EXCELLENTE » rencontre avec la chancelière allemande vendredi à Washington, contrairement à ce que de nombreux observateurs ont vu comme une réunion tendue qui a souligné les divergences entre les deux dirigeants en particulier en matière de commerce ou d’immigration.

« En dépit de ce que vous avez entendu de la part des FAUSSES NOUVELLES. J’ai eu une EXCELLENTE rencontre avec la Chanclière Angela Merkel », a écrit le président depuis sa luxueuse résidence de Floride où il passe le week-end avant de se lancer dans son attaque en règle des dépenses militaires de Berlin.

Pourtant Mme Merkel avait assuré le président américain que l’Allemange allait monter à 2% de son PIB la part de dépenses militaires lors de leur première rencontre en personne vendredi.

« Nous nous engageons aujourd’hui à cet objectif de 2% (du produit intérieur brut, NDLR) jusqu’en 2024 », a-t-elle déclaré au cours d’une conférence de presse commune qui a souligné les divergences entre les deux dirigeants.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s