Fusillade dans un lycée à Grasse : 14 blessés légers, le suspect interpellé 

Une fusillade à l’arme longue a eu lieu au lycée Alexis de Tocqueville, à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, jeudi. Quatorze personnes, dont le proviseur de l’établissement, ont été légèrement blessées. Un tireur, dont les motivations ne sont pas terroristes, a été interpellé. 
Les trois personnes légèrement blessées par des plombs ont été évacuées vers un établissement hospitalier, tandis que les cinq autres présentent des blessures sans gravité causées par un mouvement de foule, a précisé un porte-parole du ministère de l’Intérieur.

 Les faits se sont produits aux alentours de 13 heures, dans l’enceinte de l’établissement. Lorsque le tireur a sorti son arme, un fusil à pompe, le proviseur s’est « précipité vers lui pour le raisonner », selon la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem. Ce dernier a été légèrement blessé par un plomb au bras gauche. Trois autres personnes ont été blessées par des plombs : un au thorax et au visage, l’autre au thorax et le troisième aux jambes. Dix personnes ont également dû être évacuées, choquées ou légèrement blessées par la bousculade qui a suivi les coups de feu.

Un adolescent de 16 ans, élève en classe de première au lycée et inconnu des services de renseignement, a été arrêté en possession d’un fusil, d’un pistolet, d’un revolver et de deux grenades. « Il s’est laissé interpeller de manière extrêmement docile » par la police, avant même l’intervention du Raid, a précisé la procureure en fin de journée. Le jeune homme ne s’est servi que de de son fusil à pompe. À ce stade, les autorités ignorent si toutes ses armes étaient en état de fonctionner.. Le suspect, fils d’un élu local et qui présentait un profil inquiétant sur les réseaux sociaux, a tiré seul. « Les investigations ont notamment pour objet d’identifier d’éventuelles complicités » dans la préparation de la fusillade, selon le parquet. Le lycéen a été placé en garde à vue pour tentatives d’assassinats et peut y être maintenu pour une durée maximale de 48 heures. Selon la procureure de Grasse, son geste pourrait être du à ses « mauvaises relations » avec d’autres élèves. « Il aurait eu quelques difficultés à s’intégrer », a-t-elle estimé, excluant tout « lien avec une entreprise terroriste ». François Hollande et la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem avaient auparavant déjà écarté cette piste, la seconde évoquant « l’acte fou d’un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu ». Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi, a lui parlé de « quelqu’un qui semble avoir des problèmes psychologiques ». 

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