François Hollande fait de la lutte contre le Front national son dernier combat en tant que chef de l’État

 S’il ne brigue pas un second mandat, François Hollande veut à tout prix éviter de transmettre les clés du Palais à Marine Le Pen, en mai. D’où sa ferveur à combattre dans les mots et les actes la dynamique du parti d’extrême droite, crédité de plus de 25% dans la plupart des sondages. Mercredi, il a appelé l’ensemble du gouvernement à rester mobilisé face à « la menace de l’extrême droite ». Dernier exemple d’une série de critiques adressées au Front national. le 31 décembre, lors de ses derniers voeux prononcés depuis l’Élysée : « Ce que nous croyons acquis, la démocratie, la liberté, les droits sociaux et même la paix, tout cela devient vulnérable et réversible », analyse-t-il. « Comment imaginer notre pays recroquevillé derrière des murs, revenant à sa monnaie nationale et discriminant ses enfants selon leurs origines ? Mais ce ne serait plus la France ! », lance-t-il. Encore une fois, le nom du Front national n’est pas prononcé.

Si François Hollande se positionne aussi clairement contre le parti de Marine Le Pen, c’est qu’il le considère comme un potentiel vainqueur du printemps à suivre. « Tout peut basculer. Mon rôle aujourd’hui est de vous le dire bien en face », adresse-t-il aux Corréziens, début janvier.

Dans une interview accordée notamment au Monde, François Hollande juge que la « menace » d’une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle « existe « car « l’extrême droite n’a jamais été aussi haute depuis plus de 30 ans. », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter: « Mais la France ne cèdera pas »

Avant de confier que selon-lui, la France « a conscience que le vote du 23 avril et du 7 mai déterminera non seulement le destin de notre pays mais aussi l’avenir-même de la construction européenne ».

« Car si d’aventure la candidate du Front national l’emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro et même de l’Union européenne », a-t-il poursuivi.

François Hollande a également déclaré que « C’est l’objectif de tous les populistes, d’où qu’ils soient: quitter l’Europe, se fermer au monde et imaginer un avenir entouré de barrières de toutes sortes et de frontières défendues par des miradors », en faisant allusion à Donald Trump.

Et de préciser que son « ultime devoir » avant de quitter l’Elysée à la mi-mai est « de tout faire pour que la France ne puisse pas être convaincue par un tel projet, ni porter une si lourde responsabilité ».

« La France ne succombera jamais à l’extrémisme »

À mesure que l’élection présidentielle se rapproche, les sorties de François Hollande redoublent d’intensité. « La France, elle ne succombera jamais à l’extrémisme », espère-t-il lors du dîner du Crif, le 22 février. Quand la présidente du Front national attaque les fonctionnaires, aux ordres selon elle d’un « pouvoir politique aux abois », le locataire de l’Élysée répond sèchement : « Je n’accepterai jamais que l’on puisse mettre en cause les fonctionnaires dans notre République

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