Donald Trump : « Donner la priorité aux Américains » 

C’était un discours particulièrement attendu. Plus d’un mois après son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump s’est adressé pour la première fois au Congrès américain, mardi. Et il a surpris par un ton moins tonitruant, plus mesuré parfois. Dans une allocution de plus d’une heure devant les élus républicains et démocrates, le 45e président des Etats-Unis a décliné ses priorités pour donner corps à un engagement central : « Donner la priorité aux Américains ».« Le temps des petits raisonnement est fini. Le temps des combats triviaux est derrière nous », a-t-il déclaré dans un discours diffusé à la télévision nationale. Un large plan de réforme de l’immigration est possible si les républicains et les démocrates font des compromis au Congrès, a-t-il assuré. « Je pense qu’une réelle réforme positive de l’immigration est possible, pour autant que nous nous concentrons sur les objectifs suivants : améliorer l’emploi et les salaires des Américains, renforcer la sécurité de notre pays et restaurer le respect de nos lois », a déclaré le président républicain.

Donald Trump a ainsi proposé un nouveau système d’immigration « basé sur le mérite », citant en exemple des pays comme le Canada et l’Australie et s’en prenant avec virulence aux immigrés clandestins. Le président américain a dit vouloir « abandonner le système actuel d’une immigration peu qualifiée et adopter à la place un système basé sur le mérite » qui permettre selon lui d' »économiser énormément d’argent ». « Ceux qui veulent entrer dans un pays doivent être capables de subvenir financièrement eux-mêmes à leurs besoins », a affirmé Donald Trump dans son premier discours de politique générale devant les représentants des deux chambres réunies en session commune.

C’est la promesse emblématique de la campagne de Donald Trump : le mur à la frontière mexicaine. Le président américain n’en démord pas, sa construction va débuter « bientôt », a-t-il assuré devant le Congrès. « Nous devons rétablir l’intégrité et l’application de la loi à nos frontières. Pour cette raison, nous allons bientôt commencer la construction d’un grand, grand mur le long de notre frontière sud », a assuré Donald Trump. Des déclarations doucement huées par les démocrates.Si Donald Trump maintient bel et bien son mur, il appelle aussi à construire des ponts. Le président américain a promis de consacrer mille milliards de dollars d’investissements publics et privés pour remettre à niveau les infrastructures américaines. « Pour lancer la reconstruction du pays, je vais demander au Congrès d’approuver une législation qui déclenchera des investissements de mille milliards de dollars pour les infrastructures aux Etats-Unis », a-t-il annoncé.

Donald Trump avait promis de s’exprimer plus longuement sur l’une des mesures emblématiques de son programme : l’abrogation de l’Obamacare, la loi de santé assurant à des millions d’Américains une couverture maladie. « Ce soir, j’appelle ce Congrès à abroger et à remplacer Obamacare avec des réformes qui étendront le choix, donneront un meilleur accès (aux soins) et réduiront les coûts », a-t-il dit mardi. Pour des précisions quant à son application concrète, il faudra encore attendre.

Sur le plan militaire, Donald Trump s’est montré intraitable. « Comme promis, j’ai demandé au ministère de la Défense de mettre en oeuvre un plan pour démolir et détruire l’EI (…) Nous travaillerons avec nos alliés, notamment nos amis et alliés du monde musulman, pour éradiquer de la planète cet ennemi abominable », a martelé le président américain. Donald Trump a par ailleurs souligné que « pour garder l’Amérique en sécurité », il fallait fournir aux soldats américains « les outils dont ils ont besoin pour prévenir les guerres et – s’ils doivent le faire – combattre et gagner ». 

Donald Trump a cherché à rassurer ses alliés, qui gardent encore à l’esprit ses déclarations interrogeant la pertinence de l’Otan et le rôle des Etats-Unis sur la scène internationale. Mais il les a également invité à supporter une plus grande partie des dépenses de défense dont ils profitent selon lui aux dépens de Washington. Il a en particulier assuré l’Otan de l’engagement de sa nouvelle administration. Mais il n’a pas fait mention du principal sujet d’inquiétude des Européens, sa position amicale à l’égard du président russe Vladimir Poutine, adoptée pendant la campagne. « Nous soutenons fermement l’Otan, une alliance forgée par deux guerres mondiales qui ont renversé le fascisme et une Guerre froide qui a défait le communisme », a-t-il déclaré. « Mais nos partenaires doivent respecter leurs obligations financières », a-t-il ajouté. « Et maintenant, sur la base de nos discussions très fortes et franches, ils commencent à le faire », a-t-il assuré.

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