Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec François Hollande , Vladimir Poutine et Angela Merkel

Le président français François Hollande a  appelé son homologue américain à respecter le principe de l’accueil des réfugiés, fondement de « nos démocraties », au cours de son premier entretien téléphonique samedi soir avec Donald Trump. Cet appel fait suite au décret « anti-immigrés » pris par le président américain vendredi, qui interdit temporairement aux ressortissants de sept pays musulmans de venir sur le sol américain. « Le repli sur soi est une réponse sans issue », a mis en garde François Hollande, cité par un communiqué de l’Elysée publié sur le compte Twitter . François Hollande « a rappelé sa conviction que le combat engagé pour la défense de nos démocraties ne serait efficace que si nous l’inscrivions dans le respect des principes qui les fondent, en particulier l’accueil des réfugiés », indique la présidence française. Rappelant que la lutte contre le terrorisme était une priorité commune à Paris et Washington, François Hollande a réaffirmé samedi, selon le communiqué de la présidence, « sa détermination à poursuivre les actions engagées en Irak comme en Syrie ». 

François Hollande a par ailleurs insisté sur l’accord international sur le nucléaire iranien, les sanctions contre la Russie liées à la situation en Ukraine, ou l’accord de Paris sur le climat au cours de cet échange, a fait savoir l’Elysée. Le président français avait déclaré auparavant que l’Europe devait « répondre » fermement à Donald Trump à propos de l’ensemble de ces sujets.

 « Le chef de l’Etat a également mis en garde contre les conséquences économiques et politiques d’une approche protectionniste. Face à un monde instable et incertain, le repli sur soi est une réponse sans issue », lit-on également. Depuis son investiture, le 20 janvier, Donald Trump a tenu une série de propos et signé des décrets qui ont suscité la controverse aux Etats-Unis et à l’étranger. A l’issue de l’entretien, François Hollande et Donald Trump « ont convenus de poursuivre leurs échanges sur les sujets essentiels ». 

Vladimir Poutine et Donald Trump ont convenu samedi de développer des relations « d’égal à égal » en accordant la « priorité » à la lutte contre le terrorisme et en mettant en place une « réelle coordination » contre le groupe Etat islamique en Syrie, a indiqué samedi le Kremlin. « Des deux côtés a été exprimée une volonté de travailler activement en commun pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, d’égal à égal et mutuellement avantageuse », a indiqué le président russe dans un communiqué à l’issue du premier entretien téléphonique des deux chefs d’Etat depuis l’entrée en fonction du président américain. 

« L’accent a été mis sur la priorité à donner à l’union des efforts dans la lutte contre la menace que constitue le terrorisme international. Les présidents se sont exprimés en faveur de la mise en place d’une coordination réelle des actions russes et américaines pour détruire l’EI et les autres groupements terroristes en Syrie », est-il rapporté par le Kremlin.

En attendant une potentielle rencontre qu’ils ont dit souhaiter organiser, Vladimir Poutine et Donald Trump ont tenu une discussion « positive » portant sur un grand nombre de sujets, du nucléaire iranien à l’Ukraine en passant par le conflit israélo-palestinien, la péninsule coréenne ou les relations commerciales, selon le Kremlin.

Le nouveau président américain Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné « l’importance fondamentale de l’Otan », lors d’un long entretien téléphonique samedi, a indiqué la Maison Blanche. « Le président et la chancelière sont d’accord (pour reconnaître) l’importance fondamentale de l’Otan dans le cadre d’une relation transatlantique plus large et de son rôle pour assurer la paix et la stabilité de notre communauté de l’Atlantique nord », souligne le communiqué de la Maison Blanche, qui précise que Donald Trump se rendra en juillet au Sommet du G20 à Hambourg et qu’il recevra « bientôt la chancelière à Washington ».

 Donald Trump s’était montré très critique envers l’Alliance atlantique pendant sa campagne à un moment où la Russie fait peur sur le Vieux continent et où l’Otan – largement portée par les Etats-Unis – paraît le seul rempart contre Vladimir Poutine. Il avait même qualifié l’Alliance d' »obsolète » et reprochait vertement aux alliés de ne pas porter leur part du fardeau financier. Angela Merkel et Donald Trump ont ainsi souligné que l’Otan doit se moderniser pour être capable de faire face aux défis du 21e siècle et que « notre défense commune demande un investissement approprié dans les capacités militaires pour s’assurer que tous les Alliés contribuent de manière équitable à notre sécurité collective ».

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