Un sobre hommage aux victimes des attentats de janvier 2015 place de la République à Paris

Quelques centaines de personnes ont bravé le froid et la pluie et se sont rassemblées ce samedi soir place de la République, à Paris, pour rendre un hommage sobre aux 17 victimes des attentats commis en janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. 


Une banderole « Je suis Charlie » et des messages de paix ont été déployés pour l’occasion. Les noms des 17 victimes ont été lus à haute voix.Ces messages dessinés sur le socle de la statue de la place de la République au lendemain de l’attentat du 7 janvier 2015 ont depuis été effacés. Rien ne subsiste de ces rassemblements populaires, hormis quelques bouquets de fleurs déposés au pied de la plaque commémorative dévoilée l’année dernière.

« Jean Cabut dit Cabu », « Clarissa Jean-Philippe », « Yohan Cohen »… Deux ans après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, quelques centaines de personnes se sont rassemblées samedi soir place de la République à Paris, dans un hommage sobre aux 17 victimes, dont les noms ont été lus.

« Il pleut, il fait froid, je suis un peu enrhumée, mais je suis quand même venue, parce qu’il fallait que je sois là », a expliqué à l’AFP, visiblement émue, une femme âgée appuyée sur une canne, qui a connu Cabu lorsqu’il dessinait dans un amphi en mai 68.
L’attaque contre le journal satirique Charlie Hebdo (12 morts le 7 janvier 2015), « ça fait quelque chose, surtout que ça a été le point de départ de tout ce qui a suivi après », a-t-elle ajouté, en référence à la vague d’attentats qu’a connue la France en deux ans.
 Le rassemblement avait été annoncé vendredi, à l’appel de l’Association française des victimes du terrorisme (AfVT), soutenue par plusieurs organisations dont SOS Racisme, la Licra et l’UEJF.
« Tous les jours les victimes ont besoin d’attention, de reconnaissance »

« On ne pouvait pas ne pas être là », a dit à la presse Guillaume Denoix de Saint Marc, directeur général de l’AfVT, un panneau « Je suis toujours Charlie » à la main. « On s’aperçoit qu’après chaque attentat le temps de cohésion nationale est de plus en plus court », a-t-il relevé, regrettant « une banalisation des attentats » contre laquelle « il faut lutter ».
Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, il faut « un travail de vigilance de long terme par rapport à ceux qui veulent exploiter des failles dans la société française pour diviser, ce que font d’ailleurs les jihadistes ». « Il est où l’esprit du 11 janvier ? », a dit Marie, désabusée, évoquant la manifestation géante après les attentats de janvier 2015.
« La solidarité, ce n’est pas un jour de manifestation. Tous les jours les victimes ont besoin d’attention, de reconnaissance », a insisté cette membre de l’AfVT, pensant aux « blessés qui se font opérer tout le temps ». Au lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo par les frères Kouachi, Amédy Coulibaly avait tué une policière municipale à Montrouge, en banlieue parisienne. Le 9 janvier, il exécutait quatre hommes lors d’une prise d’otages dans une épicerie juive de Paris, l’Hyper Cacher.

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