François Hollande au plus près des opérations en Irak 

Trois ans après sa visite au Mali tout juste libéré des djihadistes, le président François Hollande se rend lundi en Irak, en pleine offensive contre le groupe Etat islamique (EI), qui défie le monde à coups d’attentats spectaculaires. Le président, qui a engagé les armées françaises tambour battant dans la lutte contre le terrorisme depuis 2012, du Sahel au Levant, poursuit avec cette visite un quinquennat inédit de « chef de guerre » au plus près des opérations.

Deux ans après le début des opérations de la coalition internationale contre l’EI, dont la France est le deuxième contributeur derrière les Etats-Unis, François Hollande reste le seul chef d’Etat occidental majeur à se rendre en Irak. 

Sa visite, dont le programme a été tenu secret jusqu’au dernier moment, sera placée sous une sécurité maximale, deux jours après un attentat revendiqué par l’EI qui a fait près de 30 morts sur un marché de Bagdad. Le chef de l’Etat, qui sera accompagné de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, devrait évoquer avec le Premier ministre chiite Haider al-Abadi la situation militaire à Mossoul, grande ville sunnite du Nord, que les forces irakiennes tentent de reconquérir à la faveur d’une vaste offensive lancée le 17 octobre.

Pour la première étape de sa visite en Irak, François Hollande a tenu lundi un discours devant des militaires français qui forment les forces spéciales irakiennes luttant contre l’EI. 

« Tout ce qui contribue à la reconstruction en Irak, c’est autant de conditions supplémentaires pour éviter qu’il puisse y avoir de la part de Daech des actions sur notre propre territoire ». Le président français François Hollande a jugé lundi lors d’une visite à Bagdad qu’agir contre le groupe État islamique (EI) en Irak permet de prévenir le terrorisme en France. « Agir contre le terrorisme ici en Irak, c’est aussi prévenir des actes terroristes sur notre propre sol et donc éviter qu’il puisse y avoir pour nos compatriotes des conséquences fâcheuses de la dégradation qui pourrait être celle-ci en Irak », a-t-il expliqué lors d’un discours devant des militaires français qui forment les forces spéciales irakiennes luttant contre l’EI.

 Dans le cadre de la coalition internationale antidjihadiste, environ 500 soldats français assurent des missions de conseil, de formation et d’appui d’artillerie aux soldats irakiens dans leur lutte pour reprendre des territoires conquis par l’EI en 2014. Ils ne participent toutefois pas directement aux combats au sol.

A l’heure actuelle, la coalition soutient, notamment par des raids aériens, les forces irakiennes dans leur offensive pour reprendre la grande ville de Mossoul aux djihadistes qui l’occupent depuis deux ans. « L’enjeu c’est la reconquête de Mossoul. Pour y parvenir, dans les prochaines semaines, vous devez former, appuyer, accompagner les forces irakiennes et leur donner les meilleurs conseils », a encore dit le président aux soldats français.

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