Attentat de Berlin : L’enquête s’oriente vers l’Italie

La police italienne a perquisitionné deux logements où le Tunisien d’Anis A., auteur présumé de l’attentat au camion-bélier à Berlin, aurait séjourné il y’a  un an,selon la presse italienne. Les deux logements perquisitionnés se trouvent dans la ville italienne d’Aprilia, au sud-est de Rome, a précisé la policia. Les forces de l’ordre n’ont en revanche pas précisé si des occupants de ces logements ont été interrogés ou si des documents ont été saisis.Anis A. a été tué dans l’agglomération de Milan dans la nuit du 22 au 23 décembre lors d’un contrôle policier de routine, après plus de trois jours de chasse à l’homme. Avant de rejoindre l’Allemagne à partir de juillet 2015, le jeune tunisien avait purgé quatre ans de prison en Italie, pays dans lequel il pourrait avoir eu des contacts rencontrés en détention. La police allemande a pour sa part arrêté mercredi en Allemagne un possible contact tunisien d’Anis A.. Une perquisition a par ailleurs eu lieu au domicile du ressortissant tunisien et dans son commerce.

 Le scénario de ses trois jours de cavale s’est par ailleurs précisé mercredi: le Tunisien de 24 ans a transité en car par les Pays-Bas avant de passer par la France pour arriver en Italie. L’enquête doit encore éclaircir de nombreux points, à commencer par l’existence d’un éventuel réseau de soutien dans la préparation de l’attaque au camion volé et la fuite du jeune Tunisien.

Deux jours après l’attentat, le Tunisien de 24 ans « aurait voyagé dans la nuit du 21 au 22 décembre dans un autocar de la compagnie Flixbus de la gare routière de Nimègue », une ville des Pays-Bas près de la frontière avec l’Allemagne à une heure d’Amsterdam, « jusqu’à la gare ferroviaire de Lyon-Part-Dieu », a précisé l’une des sources. Le trajet, qui a duré une quinzaine d’heures, incluait une correspondance à Bruxelles ou à Dusseldorf. Anis A. a ensuite été repéré par les caméras de vidéosurveillance le 22 décembre à Lyon-Part-Dieu. Puis, il a gagné par train Chambéry et enfin Milan, dans le nord de l’Italie, où il été tué dans la nuit du 22 au 23 décembre lors d’un contrôle policier. Des billets de train pour un trajet Lyon-Chambéry-Milan via Turin, réglés en liquide, ont été retrouvés sur lui.

Anis A. a réussi à traverser quatre frontières européennes sans être contrôlé ni inquiété, alors qu’il était armé d’un pistolet 22 long rifle et qu’il était l’un des hommes les plus recherchés d’Europe. Son signalement et sa photo avaient été diffusés à toutes les polices européennes quelques heures avant son départ des Pays-Bas. Or, très peu de contrôles sont effectués dans les gares routières. Les investigations se poursuivent pour déterminer notamment comment il a quitté la capitale allemande après le carnage pour rejoindre les Pays-Bas, au nez et à la barbe de toutes les polices du pays. Les autorités allemandes recherchent également d’éventuels complices. 

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