Ce qu’il faut retenir du débat de la primaire de la droite 

Hier soir  TF1, France 2 et France Inter proposaient en direct le débat de l’entre-deux-tours de la Primaire de la droite et du centre.François Fillon et Alain Juppé, les deux candidats finalistes, répondaient aux questions de Gilles Bouleau (TF1), David Pujadas (France 2) et Alexandra Bensaid (France Inter).

Les deux candidats présents au second tour de la Primaire étaient  côte à côte, leur pupitre le droit pour Alain Juppé, le gauche pour François Fillon – légèrement en biais.Une disposition que l’on peut découvrir dans les débats américains.A noter qu’entre eux, il y a une distance de deux mètres.Après un tirage au sort, c’est Alain Juppé qui a débuté l’émission. Ils ont eu le droit à 1min30 d’introduction.

Alain Juppé a mis l’accent sur l’avenir, qu’il souhaite « apaisé ». « La réforme, ce n’est pas la pénitence, c’est l’espérance », lance-t-il. Selon lui, la France aura besoin d’un président « qui rassemble, est attentif à chacun et notamment ceux qui peinent le plus », mais aussi « ouvre les voies de l’avenir pour une France apaisée et réconciliée ». « J’ai confiance en vous et nous allons continuer ensemble. »

François Fillon, lui, rappelle qu’il a « bâti » son projet avec « des milliers de Français qui [lui] ont confié leurs doutes, leurs espoirs et leurs réussites ». « C’est un projet précis, puissant, de transformation de notre pays, dans le respect des valeurs qui sont les nôtres. En deux ans, on peut redresser la situation, en cinq ans, on peut s’approcher du plein-emploi, et en dix ans, on peut être la première puissance européenne. » Le député de Paris a conclu sur une métaphore qui n’est pas sans rappeler la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. « Je sens une vague qui se lève, et cette vague peut être une force magnifique. »

  • La Politique 

Alain Juppé se dit « fier d’avoir été si systématiquement à la rencontre des Français. J’ai construit mes propositions avec eux. Il y a une France qui réussit, et une France qui souffre. Il faut réconcilier ces deux France. Un regret ? « Oh, j’en ai beaucoup. Non en fait pas tellement. J’ai vécu cette campagne de façon formidable ». Au tour de François Fillon, qui se dit « fier d’avoir réussi à imposer une partie des thèmes de cette campagne et d’avoir gagné une bataille idéologique. Le regret, c’est d’avoir mis autant de temps à convaincre. » 

  • Barrage contre le FN

Les deux hommes considèrent être des garantis contre le Front national si jamais Marine Le Pen devait se retrouver face à l’un d’eux au second tour de l’élection présidentielle. 

  • Une différence ténue sur la Russie

C’est censé être l’une des grandes différence entre les deux candidats : la question russe. En fait, leurs positions sont assez proches. « C’est un voisin, un partenaire. Je suis quand même un peu surpris que pour la première fois, le chef d’Etat russe choisisse son candidat (François Fillon, ndlr). Nous avons peut-être été maladroits. Il faut aller vers un accord, mais il faut savoir dire quelques vérités de base. L’annexion de la Crimée, je n’accepte pas », assure Alain Juppé. François Fillon est sans surprise moins ferme. « Il faut qu’on s’assoie autour d’une table avec les Russes et qu’avec eux on essaye de retisser un lien qui permette d’amarrer la Russie à l’Europe. Je n’approuve pas l’occupation de la Crimée, comme la question de l’indépendance du Kosovo était discutable. La question doit être traitée en respect du droit international. Je veux que la Russie accepte les accords de Minsk, mais encore faut-il que les Ukrainiens l’acceptent aussi. »

  • désaccord sur l’adoption par les couples gays 

Sans surprise, François Fillon, défend sa volonté de réécrire une partie de la loi Taubira sur la filiation. « Il ne s’agit pas de revenir sur des mariages qui ont eu lieu, ni de donner le sentiment qu’on ne respecte pas l’amour homosexuel. En revanche, le mariage pour tous a perturbé le droit de la filiation. Je veux inscrire un principe naturel, c’est qu’un enfant est toujours le fruit d’un homme et d’une femme. Je ne veux pas que cette filiation disparaisse en cas d’adoption », explique-t-il. « Les couples homosexuels peuvent toujours adopter, mais c’est une adoption simple [et non plénière], qui n’efface pas les origines de la filiation. »

Pour Alain Juppé, en revanche, cette adoption simple est une mauvaise idée car elle est « révocable ». « L’inconvénient de se limiter à la filiation simple, c’est de créer une instabilité qui n’est pas favorable à la stabilité de l’enfant. »

  • L’IVG 

La question d’Alain Juppé était claire. François Fillon a exprimé son opposition à titre privé à l’IVG, mais en temps qu’homme politique il respecte cette loi et le travail de Simone Veil et il n’y touchera pas.Une position que Alain Juppé a souhaité éclaircir ces derniers jours provoquant la colère du candidat à la Primaire.

  • Des mesures pour les mineurs délinquants.
  • Juppé et Fillon s’oppose sur les créations de postes dans la police.
  • Sur l’impôt, Juppé vise les ménages, Fillon les entreprises.
  • Sur le nombre de fonctionnaires, Juppé juge le programme de Fillon intenable. 
  • Juppé interpelle Fillon sur le temps de travail des fonctionnaires.
  • Une belle entente sur les licenciements facilités.
  • Une « divergence » sur l’Assurance maladie.
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