Ce qu’il faut retenir de l’élection de Donald Trump, 45 ème président des États Unis 

 Donald Trump a réussi l’impensable. A 70 ans, le milliardaire devient le 45e président américain après avoir remporté dans la nuit de mardi à mercredi l’élection présidentielle devant Hillary Clinton. Le candidat républicain a remporté les 270 grands électeurs nécessaires (sur 538) pour faire de lui le prochain « Commander in chief ».Cela devait être facile pour Hillary Clinton. La soirée électorale s’est transformée en séance de torture pour la candidate démocrate qui a vu petit à petit basculer certains États clés acquis en 2012 aux démocrates, comme la Floride, l’Iowa ou l’Ohio, dans le camp de son adversaire républicain.Dans la soirée, à 2h55, alors que la tendance commence à s’inverser en faveur de Donald Trump, Hillary Clinton a publié un tweet annonciateur : « Quoi qu’il arrive ce soir merci pour tout! »La bascule s’est faite vers 3h, heure de Paris. Les premiers chiffres sont tombés en Floride, en Caroline du Nord et en Ohio, laissant présager la victoire de Donald Trump dans ces États clés. A ce moment là, le baromètre du quotidien New York Times, qui selon un modèle de prévision donnait jusque là Hillary Clinton gagnante, a commencé à pencher doucement vers « The Donald ». Coïncidence ou non, à 2h58 le staff du milliardaire a publié une photo du gâteau destiné à fêter la victoire. Il a fallu attendre 8h45 pour mettre fin à une attente insoutenable. La candidate démocrate a téléphoné à son rival républicain pour reconnaître sa défaite dans la course à la Maison-Blanche.

Quelques minutes plus tard, vers 8h55, Donald Trump a tenu un discours de victoire devant ses militants surexcités à New York. Le nouveau président a dit vouloir être celui de tous les Américains. « Nous devons avoir de grands rêves pour notre pays », a-t-il déclaré avant de remercier les membres de sa famille. 

  • Les résultats de cette élection là étaient prévisibles. Les républicains ont conservé la Chambre des représentants, l’une des deux assemblées composant le Congrès américain. 235 représentants républicains et 181 démocrates composent désormais cette assemblée. Les découpages de circonscriptions dans chaque État sont faits de telle façon qu’ils favorisent la réélection du représentant en poste ou de son successeur du même parti.
  •  C’était l’un des autres enjeux de cette campagne. 34 des 100 sièges de sénateurs ont été renouvelés. Là aussi, les démocrates pouvaient espérer récupérer une très courte majorité. Ils ont vu rouge. Tout rouge. Le Sénat reste républicain avec 51 sénateurs contre 47 pour les démocrates.
  • Vivre dans un pays où Donald Trump est président ? Impensable pour certains Américains. L’accès au site du ministère canadien de l’Immigration a progressivement ralenti mardi soir à mesure que le candidat républicain Donald Trump emportait des Etats clés avant d’être inaccessible quand il s’approchait de la barre des 270 grands électeurs.

L’élection du magnat de l’immobilier suscite l’inquiétude dans la communauté internationale. Pour preuve, les marchés ont dévissé au fur et à mesure que les informations ont été distillées par les médias américains. Dépeint comme un milliardaire imprévisible, sans aucune expérience politique, Donald Trump est porteur d’un projet jugé isolationniste. Retour sur un programme qui effraie. Politique économique jugée irréaliste, programme sécuritaire brutal, sa campagne fut ponctuée de polémiques.

  • Lutte contre l’immigration

Il s’agit d’un des thèmes récurrents de Donald Trump. L’annonce très controversée de l’édification d’un mur colossal de près de 1.600 kilomètres de long de la frontière mexicaine afin d’endiguer le flux migratoire a fait le tour de la Planète. Le Républicain a même promis de faire payer le mur à Mexico. Le Président Enrique Peña Nieto avait aussitôt affirmé sur Twitter avoir indiqué à Donald Trump « que le Mexique ne paierait pas pour le mur ». Les relations diplomatiques entre les deux pays promettent d’être houleuses. Dans le même temps, il prévoit de tripler les agents de l’immigration. Le 45e président des États-Unis a également annoncé l’expulsion de onze millions d’immigrants sans papiers qui résident sur le sol américain. Enfin, il s’est engagé à revenir sur le droit du sol, qui permet à un individu né aux États-Unis d’obtenir la nationalité américaine.

  • Politique étrangère « imprévisible »

Dans un discours tenu en avril, le magnat de l’immobilier avait annoncé la couleur en déclarant que sa politique étrangère serait « imprévisible ». Une seule certitude, les États-Unis ne régleront pas l’addition de l’OTAN, cette institution considérée comme une machine à cash. Donald Trump promet en effet de quitter l’Alliance atlantique – dont la France fait partie – si les pays membres ne payent pas pour assurer leur propre sécurité. D’autre part, l’OTAN devrait selon lui se focaliser sur les problèmes de lutte contre le terrorisme et les flots migratoires, comme le rappelle Le Monde.On le savait, le terrorisme constitue un axe fondamental de la politique de Donald Trump. Aussi, il a rappelé à de nombreuses reprises qu’il ferait de la lutte contre l’État islamique l’un de ses priorités. Il compte laisser à la Russie de Vladimir Poutine l’initiative en Syrie, lui laissant ainsi une faculté d’action sur le sol syrien.

  • le dossier iranien. Les relations entre les deux pays s’étaient bonifiées sous la présidence de Barack Obama grâce à la conclusion d’un accord nucléaire. Donald Trump pourrait faire table rase. Le républicain souhaite en effet le renégocier, estimant que son pays n’a pas obtenu suffisamment de concessions.
  • Torture ou liquidation des familles de terroristes, tout est bon pour le 45e président des États-Unis pour lutter contre le jihadisme. À la suite de la fusillade de San Bernardino, en Californie, qui avait fait 14 morts et 21 blessés en décembre 2015, Donald Trump avait également créé l’indignation en souhaitant interdire l’accès aux États-Unis à tous les musulmans. Aujourd’hui, il souhaite limiter cette interdiction du territoire aux ressortissants des « États et nations terroristes ».

Ce qu’il veut éviter au plus haut point ? La situation dans laquelle se trouve la France, « touchée par le terrorisme ». « C’est de leur faute, parce qu’ils autorisent des gens depuis des années à entrer sur leur territoire », assure-t-il. L’Hexagone sera-t-il visée par des contrôles plus stricts pour se rendre aux États-Unis ?

  • Politique économique

Les conséquences des décisions économiques du candidat élu le 8 novembre seront « monumentales » avait prévenu Standard and Poors. L’homme d’affaires veut réduire fortement l’imposition des Américains les plus riches, de 39 à 33%. Selon S&P, taxer les plus riches « aura des effets moindres car ils épargnent plus qu’ils ne consomment, alors que les ménages modestes dépensent plus qu’ils ne reçoivent ». Pour la partie de la population la plus pauvre, Donald Trump s’est dit disposé à relever le salaire minimum à 10 dollars contre 7,25 aujourd’hui. Le nouveau président élu a aussi développer un projet protectionniste. Il s’agit de la volonté de protéger les États-Unis du commerce mondial, et en particulier des importations chinoises et mexicaines, qui ont effectivement détruit des emplois sur le sol américain.Le républicain ne goûte que très peu les accords internationaux. Il a fait part de sa volonté de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui serait responsable des délocalisations d’emploi vers le Mexique. Le partenariat transpacifique (TPP), en cours de ratification, est également menacé par le courroux de Donald Trump.



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