Que retiendra t’on  des mandats de Barack Obama ? 

La page Barack Obama est prête à se tourner. Après deux mandats successifs, le « Commander in Chief », élu en 2008 sur le slogan « Yes we can », laissera la place à son successeur démocrate Hillary Clinton  ou Le républicain Donald Trump le 20 janvier prochain , jour officiel de l’investiture du nouveau président des États Unis.

En Mars 2008, Le monde apprend à connaître Barack Obama. Et pour cause, la cote de popularité de ce sénateur de l’Illinois, avocat de formation, ne cesse de progresser auprès d’électeurs américains – surtout les jeunes – de plus en plus séduits par son franc-parler, son charisme et sa force de persuasion.Symbole d’une nouvelle politique après les «tristes» années Bush, Barack Obama et son «Yes We Can» écrasent tout sur son passage. A commencer par une certaine Hillary Clinton qu’il force à «suspendre» sa campagne pour la Maison Blanche pour la rallier à sa cause.Le 20 janvier 2009 restera une date historique dans l’histoire des États-Unis d’Amérique. En effet, c’est ce jour-là qu’a lieu l’investiture de Barack Obama, le premier président noir à emménager à la Maison Blanche.Tout un symbole pour ce pays marqué par les clivages raciaux. « Son élection a montré aux minorités que tout est possible », souligne Yannick Mireur, politologue spécialiste des États-Unis, fondateur de Nexus forum. Pour autant, il n’aura pas changé la condition des noirs dans le pays et fait diminuer les violences policières envers les Afro-Américains. « Il n’était pas destiné à être le président des noirs, mais le président de tous les Américains », nuance le spécialiste. « Les attentes résultent d’une mauvaise lecture qui a été faite de son identité ». Organisé au lendemain du 80e anniversaire de la naissance de Martin Luther King,l’événement rassemble deux millions d’Américains sur l’immense esplanade qui relie le Capitole et le Memorial consacré à Abraham Lincoln, le premier président des États-Unis dont s’inspire Barack Obama.Le 09 octobre 2009, alors qu’il ne fait qu’entamer son premier mandat présidentiel, Barack Obama se voit déjà gratifié d’une illustre récompense: le Prix Nobel de la Paix.Énorme surprise pour l’ensemble des observateurs, la décision du comité Nobel est critiquée à travers le monde. Peu importe. Pour le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, «en tant que président, Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale». Et le jury norvégien d’évoquer «ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples.»Cependant , dix jours avant de recevoir son Prix Nobel de la Paix, le leader démocrate décidait d’envoyer, avec l’accord du Sénat, plusieurs dizaines de milliers de soldats américains en Afghanistan pour y poursuivre la guerre.Il faudra attendre le 23 mars 2010 pour que le 44e président des Etats-Unis marque de son empreinte son premier mandat. Comment? En promulguant l’«Obamacare», une loi qui réforme le système de protection sociale.Sorte d’assurance santé universelle, elle concerne surtout les enfants et les familles les plus modestes dont les soins de santé sont ainsi financés par l’Etat.Barack Obama a également tenté de corriger par davantage de régulation les excès du système bancaire. « Sa réforme a été bancale mais elle a quand même donné le cap ». Aussi, il est le président qui a su surmonter une crise économique d’une violence sans précédent, en venant notamment en aide au secteur automobile. En 2016, le taux de chômage aux Etats-Unis, à 5%, est deux fois moins fort qu’au plus fort de la crise, en 2009.Barack Obama est devenu un président charismatique ,Il a exercé cette fonction avec une forme d’élégance, de sérieux, de dignité qui sont loin devant ses successeurs ce qui forge également le respect .Contrairement à son prédécesseur George W. Bush dont la cote de popularité était loin d’atteindre des sommets en Europe notamment, Barack Obama renvoie une image beaucoup plus sympathique.Proche des gens, le 44e président des États-Unis, un as de la communication, n’hésite pas à ouvrir les portes de la Maison Blanche aux enfants pour y fêter Pâques ou encore la Noël.Bien aidé par une famille qui lui entièrement dévouée,La première Dame Michelle Obama a été la grande artisante de la communication et de l’image de   Barack Obama qui apparaît comme un papa poule et un mari attentionné. Tout ce qu’adore l’Amérique.Et si en plus, il a un certain don pour faire le show et faire rire son public… moi même je dois dire qu’il force le respect et l’admiration !!!!!Ses discours ciselés, comme celui de Berlin en 2013 ou de Selma, en Alabama, sur les droits civiques, ont ainsi marqué les esprits.Sur le plan international aussi, son bilan est en dent de scie. Au Moyen-Orient, le tableau est inachevé. La mort du chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden, tué le 2 mai 2011 dans un raid américain au Pakistan, restera comme un moment fort de sa présidence. «Justice est faite.» Tels sont les mots employés par Barack Obama lui-même, le 02 mai 2011, pour annoncer officiellement la mort d’Oussama Ben Laden.Le peuple américain, toujours meurtri par les attentats du 11 septembre, tient sa revanche et fête allègrement, devant la Maison Blanche, la mort de l’ennemi public N°1.Autre moment fort  le dégel avec l’Iran après la signature de l’accord sur le nucléaire iranien. Mais en se rapprochant de son ancien ennemi, le président s’est éloigné de ses alliés dans la région, comme l’Arabie Saoudite. En Syrie, aussi, Barack Obama, prix Nobel de la paix en 2009, a été hésitant. « Il a laissé la Russie occuper l’espace »

En Asie, il a su recréer un dialogue avec la Chine, mais on lui reproche, y compris dans les rangs démocrates, de n’avoir pas réussi à être suffisamment ferme face à cette puissance grandissante. « D’autant que l’opinion américaine est de plus en plus défavorable aux traités de libre-échange. Elle y voit la raison de la perte d’emplois des Américains », précise-t-il.
Cependant le gros point noir à l’international vient de sa promesse de 2008: Barack Obama met fin à la présence des soldats américains sur le sol irakien.Près de neuf ans après le lancement de l’opération «Irak Freedom» par George W. Bush, son successeur impose le retour des troupes US aux États-Unis.Quatre jours avant que le dernier soldat américain ne quitte officiellement le sol irakien (18 décembre 2011), le président démocrate, fier d’avoir pu tenir sa promesse, se mêle aux combattants déjà rentrés au pays.Mais voilà, la guerre n’est pas totalement finie. Et pour cause, puisque la montée en puissance de l’État islamique force très rapidement les États-Unis à reprendre leur bâton de pèlerin au Moyen-Orient. À peine rentrés au bercail, les soldats américains sont renvoyés en Irak et également en Syrie  pour lutter contre Daech qui aujourd’hui est une bataille de longue haleine qui peut encore durer des mois !!!!!!! Aujourd’hui plus que jamais la France est Unis avec les États Unis dans cette bataille depuis les attentats de Paris le 13 novembre 2015 .Réélu en 2012, le dynamisme de Barack Obama semble un peu s’essouffler au fil des années. Fini l’effet de surprise, le président américain, dont l’aura ne reste finalement intacte qu’en Europe, doit désormais faire face à une série de polémiques. De l’affaire Snowden au refroidissement des relations internationales avec la Russie, rien ne lui est épargné.Très concerné par les problématiques étrangères, le boss des États-Unis devra finalement attendre le 17 décembre 2014 pour frapper très fort. C’est à cette date qu’il annonce officiellement le rapprochement entre son gouvernement et Cuba.Barack Obama attendra mars 2016 pour visiter Cuba. Ses ambitions ont été largement freinées. Les espoirs qu’il a suscités ont parfois été déçus et il laisse derrière lui un pays traversé de profondes lignes de fractures. « Ses échecs – sur l’immigration, le contrôle des armes à feu, le climat – sont dus en partie au Congrès américain, républicain depuis 2010, qui s’est opposé systématiquement à ses réformes.C’est certainement son dernier objectif (ou devoir) en tant que président des États-Unis: faire élire le candidat démocrate à la présidentielle de 2016, à savoir Hillary Clinton.Et heureusement pour la femme de Bill Clinton, dont la communication laisse parfois à désirer face aux électeurs, Barack Obama sait y faire pour convaincre les indécis.Bref, si la démocrate est aujourd’hui en bonne position pour remporter les élections, c’est en partie grâce à son ancien rival des primaires 2008.

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